Dans le cadre du Mois de la photo, Sar’nao a organisé, vendredi dernier à l’Alliance française d’Andavamamba (AFT), une table ronde consacrée à l’un des sujets les plus brûlants du moment, « La photographie face à l’intelligence artificielle ». Dans le cadre de la 16e édition du festival, artistes, techniciens, juristes et passionnés d’images sont invités à réfléchir ensemble aux opportunités et aux défis créatifs que représente l’IA pour la scène photographique malgache.
Intitulée « La Photographie à l’ère de l’Intelligence Artificielle : Entre création et conscience », la conférence-débat s’est articulée autour de deux axes majeurs. La première partie a exploré l’IA comme outil de créativité avec de la narration visuelle augmentée, des nouveaux processus de production, de l’hybridation entre regard humain et imaginaire algorithmique… Démonstrations, projections d’images et retours d’expérience de jeunes photographes ont par la suite illustré ces nouvelles pratiques. La seconde partie est plutôt consacrée aux enjeux éthiques et juridiques, comme le droit d’auteur, l’authenticité et la responsabilité de l’artiste dans un monde où les frontières entre création humaine et génération algorithmique deviennent de plus en plus mouvantes.
A la tête de cette réflexion se trouve Fidisoa Ramanahadray, fondateur et coordonnateur du festival Sar’nao. Photographe, journaliste et porteur de projets socioculturels, il s’impose depuis plusieurs années comme l’un des pionniers de la réflexion sur l’usage de l’IA en photographie à Madagascar. A travers ses expositions et ses prises de parole, il défend une approche humaniste, inclusive et consciente de ces nouveaux outils, qu’il considère comme un terrain fertile d’innovation autant qu’un espace nécessaire de vigilance. Cette rencontre a permis ainsi un dialogue ouvert, essentiel pour comprendre les mutations actuelles de l’image.
Holy Danielle




