Transport par câble: la gestion du projet transférée au ministère des Transports

Le Conseil des ministres du 19 novembre a annoncé l’approbation du transfert de la gestion et de la supervision du projet de transport par câble au ministère des Transports et de la météorologie (MTM). Jusque-là piloté par le Secrétariat d’Etat chargé des nouvelles villes et de l’habitat (SENVH), le téléphérique de 8,7 kilomètres reliant Anosy à Ambatobe demeure à l’arrêt depuis le mouvement populaire du 25 septembre. Cette journée a marqué un tournant sombre pour l’infrastructure, notamment en raison des actes de vanda­lisme qui ont visé la station d’Ankorondrano, ayant causé des dommages importants sur une partie du réseau.

Financé par un emprunt de 150 millions de dollars accordé par la France, le projet de transport par câble représente un investissement majeur que la Prési­dence de la Refonda­tion souhaite transformer en véri­table outil de mobilité mo­derne, sécurisé et accessible au plus grand nombre. Le transfert de sa gestion à un ministère unique entre dans cette optique. Dans un con­texte où la Grande Île s’est déjà lourdement endettée pour sa réalisation, l’objectif vise à remettre en service ce téléphérique afin de garantir que cet investissement pro­fite réellement à la population.
Selon les derniers rapports de l’ancien Secrétaire de la SENVH, Gérard An­driamanohisoa, lors de son passation de service avec le Général de division Lylison René de Rolland, ministre de l’Aménagement du territoire et des services fonciers à Anosy, seule la ligne reliant Ivandry à Ambatobe est restée intact. Autrement dit, des réparations s’imposent avant de passer à la remise en service du TPC. Selon les informations recueillies, des expertises ont déjà été entamées pour voir des dégâts et ainsi se procurer les différentes pièces nécessaires pour le rendre à nouveau fonctionnel.

Le Stade Barea et Miami

Au-delà du téléphérique auparavant placé sous la tutelle du SENVH, d’autres infrastructures ont également été réaffectées à différents ministères. Le Stade Barea Mahamasina relève désormais de la tutelle technique du ministère de la Jeunesse et des sports, tandis que la gestion du projet Miami Toamasina, un vaste programme d’aménagement situé au bord de la mer destiné à renforcer ladite destination touristique, a été con­fiée au ministère du Tou­risme et de l’artisanat.

Jean Riana

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