Risques climatiques : Madagascar au cœur de l’action anticipatoire

Du 25 au 27 novembre, Madagascar sera l’épicentre de la lutte régionale contre les catastrophes climatiques, en accueillant le Sommet de l’Afrique australe sur les Actions anticipatoires, sous le thème « « Anticiper, intégrer, agir : Construire des systèmes résilients face aux crises complexes en Afrique australe ».
C’est un rendez-vous stratégique de la Sadc entièrement consacré à la prévention et à la gestion proactive des crises. Et l’événement lancé officiellement vendredi au siège du Bureau national de gestion des risques et catastrophes (BNGRC) à Antanimora, a réuni les responsables des 15 pays membres, déterminés à offrir une réponse réactive pour anticiper les aléas éventuels.
Même si Madagascar n’est plus à la tête de la Sadc, la Grande Île s’impose aujourd’hui comme un acteur de coordination incontournable. Face aux cyclones de plus en plus violents, aux sécheresses prolongées et aux inondations récurrentes, Madagascar place son expertise au cœur de la stratégie régionale.
Le Directeur général du BNGRC, le Général de Divi­sion Gabriel Ramanantsoa, a insisté sur l’urgence d’harmoniser les systèmes d’alerte, de clarifier les responsabilités opérationnelles et d’améliorer la communication entre Etats.

Anticipation

Ce sommet place l’action anticipatoire au centre des débats. L’enjeu est d’intervenir avant l’impact d’un aléa pour limiter les pertes humaines, protéger les infrastructures essentielles et minimiser les conséquences économiques. Une dynamique essentielle pour une région où la fréquence des phénomènes extrêmes a explosé depuis les années 1980.
Le thème choisi reflète les ambitions communes de bâtir des mécanismes capables de prévoir, d’absorber et de surmonter des crises désormais interconnectées et imprévisibles.

Fahranarison

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