Les travaux de réhabilitation et d’extension changent définitivement du port de Toamasina. Au-delà des transformations, les infrastructures s’enrichissent de nouveaux systèmes de protection contre les éléments, notamment contre les vagues.
A ce niveau, le brise-lames, digue de protection contre les vagues, a été prolongé de 345 mètres. La structure a également été surélevée et trône actuellement du haut de ses 12 mètres afin de parer de manière efficace les éventuelles montées du niveau de la mer, en particulier en cas d’intempéries ou de cyclones. Et l’on sait que cette façade Est de la Grande île est particulièrement sujette à ce genre de catastrophes naturelles, d’autant que les climatologues ont aussi, depuis longtemps, alerté que les houles seraient plus intenses et plus fréquentes dans les années à venir en raison du changement climatique.
Le choix de ces dimensions n’est pas fortuit. D’après Julio Rajaonasy, chef du département Travaux Neufs à la Société du port à gestion autonome de Toamasina (SPAT), « Les données collectées et études réalisées ont déjà fait état de vagues allant parfois jusqu’à ces 12 mètres de hauteur. Ces travaux menés au niveau du brise-lames renforcent la protection du port et, par la même occasion, la sécurisation des opérations ».
De plus, les tétrapodes et dolos qui cohabitent au niveau du brise-lames lui donnent des allures avant-gardistes, offrant un paysage digne de films de science-fiction, technologies qui constituent des remparts imposants et solides contre les assauts des, tout comme les blocs permex dont l’efficacité n’est plus à démontrer.
Les autres parties du port et infrastructures bénéficient également de systèmes de protection contre les vagues. En l’occurrence, un mur en parapet se dresse entre l’océan et le terre-plein Hastie, la route qui relie les quais à conteneurs aux zones de stockage ainsi que le nouveau portail qui verra prochainement le jour. Tandis que cinq jetées en béton ont également été installées sur la rive longeant le boulevard Ratsimilaho, l’objectif étant de pouvoir gérer les possibles changements de courants marins qui pourraient survenir avec le brise-lames.
Toujours en termes de maîtrise de la mer et de courants, d’autres gros travaux doivent encore intervenir prochainement, dont le dragage de la mer au niveau des quais d’amarrage des navires. A terme, la profondeur au niveau des quais C3 et C4 devra notamment atteindre les 16 mètres.
N.R.




