Championnat d’Afrique de pétanque 2025 : Madagascar en quarts de finale de la triplette

La triplette malgache formée par Baloty, Fakr et Mamy Ronaldinho a validé ce mercredi son ticket pour les quarts de finale du Championnat d’Afrique de pétanque. A l’issue des cinq tours suisses disputés sous le soleil brûlant de Nouakchott, le bilan est éloquent : quatre victoires, souvent larges, et une seule défaite logique, face à l’intouchable Tunisie tenante du titre.

Le ton a été donné dès le premier tour face à la Guinée. Les Malgaches n’ont pas laissé le temps à leurs adversaires d’exister. Fakr, maître incontesté du point, a posé ses boules avec une régularité de métro­nome, tandis que Mamy Ronaldinho sortait déjà les carreaux qui font mal et que Baloty plaçait deux bouchons à moins d’un mètre, histoire de bien faire comprendre qui allait commander la journée. En moins d’une heure, le score était plié : 11-5.
Le deuxième adversaire, le Congo, était censé poser plus de problèmes avec ses tireurs réputés costauds. Il n’en fut rien. Baloty a répondu à la puissance par la puissance, enchaînant les tirs en rafale qui faisaient sauter les boules congolaises comme des cabris. Pendant ce temps, Fakr continuait son travail de l’ombre au point, calme, précis, presque agaçant de perfection. 13-8, nouvelle victoire nette, et Madagascar prenait déjà la tête du classement.
Le troisième tour a offert le premier vrai test : la Tu­nisie, triple championne en titre, équipe qui domine la pétanque africaine depuis une décennie. Là, pas de miracle. Les Tunisiens ont livré une leçon de pétanque totale, ne laissant que deux petits points aux Malgaches. 13-2, une fessée qui a rappelé à tout le monde que, malgré les belles performances, la marche reste haute. Dans le camp malgache, on a serré les dents, on a encaissé, et on est passé à la suite. C’est aussi ça, la force d’une grande équipe.
Car la réaction a été im­médiate et cinglante. Face aux Comores, les trois Mal­gaches ont sorti l’artillerie lourde. Un seul point concédé, un minuscule cadeau dû à un gravier qui a fait glisser le pied de Fakr et puis plus rien. 13-1. Mamy tirait à tout-va, Baloty pointait à trente centimètres comme on boit un THB au bord de la route, et les Comoriens n’ont jamais compris ce qui leur tombait dessus.
Pour boucler la boucle, il restait le Sénégal, toujours dangereux avec ses tireurs soutenus par un public qui sait mettre la pression. L’am­biance était électrique, les tambours malgaches résonnaient dans tout boulodrome. Et là, dans une dernière mène de haute volée, Baloty, Fakr et Mamy Ronaldinho ont sorti le grand jeu. Une mène de patron, un dernier tir gagnant, et le score final de 12-8 scellait la qualification avec la manière.
En quarts de finale, le ta­bleau est ouvert. Mais une chose est sûre : l’équipe qui héritera de Baloty-Fakr-Mamy Ronaldinho sait déjà qu’elle va vivre une longue, très longue journée. A Mada­­gascar, on commence à rêver. Et quand les Malgaches com­mencent à rêver à la pé­tanque, généralement, ça fait très mal aux autres.

Naisa

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