Abrogation de nomination et redistribution des sièges, riment avec refondation ! Après les anciens hauts employés nommés au sein de chaque ministère et institution, c’est au tour des ambassadeurs de plier bagage.
La République de la Refondation a mis fin aux fonctions de quatre ambassadeurs. Des décrets y afférents ont été pris en conseil des ministres du 26 novembre. Il s’agit d’Yvette Sylla, Ambassadrice et Représentante permanente de Madagascar auprès de l’Unesco à Paris, nommée en janvier 2024. Johary Rajobson, Ambassadeur accrédité auprès du Royaume du Maroc, qui a été désigné pour poste le 16 octobre 2024. A citer également Djacoba Tehindrazanarivelo, Ambassadeur en Suisse et Représentant permanent auprès des Nations Unies à Genève et à Vienne ainsi que l’Ambassadeur auprès de la République de Chine, Jean Louis Robinson, affecté à ce poste le 30 octobre 2019.
Dans cette optique, de nouvelles nominations pourraient intervenir prochainement.
Le Syncormae se dit préoccupé
La veille de cette abrogation en cascade, le Syndicat des corps du ministère des Affaires étrangères (Syncormae) a fait une déclaration exprimant sa «profonde préoccupation» face à la tournure des événements et aux répercussions potentielles sur la visibilité internationale du pays, mais aussi sur l’avenir professionnel des agents des Grands Corps de l’Etat.
Selon le syndicat, la diplomatie malgache est aujourd’hui confrontée à des décisions «qui suscitent de nombreuses interrogations» et qui risquent d’«affecter durablement» la carrière des diplomates, de «fragiliser la gouvernance du secteur» et d’«affaiblir l’efficacité et la crédibilité» de l’action extérieure de Madagascar.
Le Syncormae appelle les autorités à éviter la précipitation et l’improvisation dans les réformes du système diplomatique, «au détriment des compétences, du mérite et de l’expérience des diplomates de carrière». Il prône une vision à long terme, respectueuse des textes en vigueur et fondée sur le dialogue avec l’ensemble des acteurs, afin de préserver la stabilité institutionnelle, la continuité de l’action diplomatique et la défense des intérêts nationaux.
N.A




