Recrutement de 24 chefs de région: les candidats se bousculent au portillon

Parmi les réformes actuellement engagées par le gouvernement de la Refondation, la nouvelle méthode de recrutement des chefs de région, par le biais d’un appel à candidature. Hier a été la date buttoir du dépôt des dossiers, mais les postulants continuent toujours à affluer auprès du ministère de l’Intérieur à Anosy.

Pour une ruée des candidats, c’en est une. Une semaine après la publication de recrutement de 24 chefs de région, un peu moins de deux mille personnes sont venues déposer leur candidature auprès du ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation à Anosy, sans compter le nombre de dossiers reçus dans diffé­rentes régions.

Et même si le dépôt des candidatures a été bouclé hier à 12 heures, force est encore de constater un afflux important de postulants sur place. Du coup, le dépôt des dossiers, s’est poursuivi jusqu’en fin d’après-midi hier. Une longue file d’attente s’est même formée dans la cour du ministère.

En tout cas, le comité de sélection aura du pain sur la planche. A ce propos, certains candidats ont déclaré qu’ils font entière confiance à l’Etat, dans le processus de recrutement transparent et équitable.

D’autres saluent cette initiative qui s’inscrit dans la volonté du gouvernement de renforcer la gouvernance territoriale, d’assurer l’effectivité de la décentralisation et d’améliorer la sécurisation des territoires. Ils s’attendent dans ce sens à ce que cette démarche contribue au dé­ve­loppement des régions.
Pour le ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation, la mise en œuvre des nouvelles orientations stratégiques de gouvernance territoriale, cadre dans la vision de la refondation de la République. Cette démarche vise à renforcer la décentralisation, améliorer la sécurisation des territoires et consolider l’unité nationale. Le ministère souligne également que ce recrutement contribuera à garantir un processus électoral plus transparent et plus démocratique.

Pour être éligibles
Pour être éligibles, les candidats doivent remplir plusieurs critères. Avant tout, être titulaires d’un diplôme Bac+4 reconnu par la Fonction publique, justifier d’au moins cinq ans d’expérience en management public ou en développement régional, puis maîtriser les outils de planification, de budgétisation et de coordination intersectorielle. Les candidats doivent aussi posséder une bonne connaissance du cadre juridique de la décentralisation et maîtriser le malgache et le français. La connaissance des dialectes régionaux et de l’anglais, constitue un atout.
Dans la même foulée, le ministère a également fait savoir que parmi les critères de sélection, figurent les valeurs éthiques et du leadership, notamment l’intégrité morale, l’esprit de service public, la capacité de médiation et la vision stratégique.

N.A

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