Ski Alpin 2025: un début de saison ardu pour Mialitiana Clerc

Mialitiana Clerc, la jeune slalomeuse malgache, démarre la saison 2025-2026 qui ressemble plus à un parcours du combattant qu’à une descente fluide. Les neiges de Levi, en Finlande, ont été cruelles avec elle, transformant ses ambitions en une série de déceptions qui testent sa détermination de fer.
Le 15 novembre, sous un ciel lapone chargé de flocons légers, la Coupe du monde de slalom à Levi ouvrait le bal pour les dames. Pour Clerc, c’était l’occasion rêvée de briller dans sa discipline de prédilection qu’est le slalom. Hélas, la piste mythique de Levi, avec ses bosses traîtresses et ses changements de terrain imprévisibles, n’a pas pardonné le moindre faux pas.
La Malgache chaussée de ses Kaestle, n’a pas réussi à franchir le cut pour le second tour, terminant sa première manche en dehors des trente meilleures. Un chrono de 1:07.96, enregistré au 83e rang provisoire selon les feuilles de temps de la FIS, l’a reléguée loin du podium.
Une semaine plus tard, le 22 novembre, la roue semblait tourner, lors du FIS slalom, niveau continental, toujours à Levi. Ces épreuves FIS, ces tremplins essentiels pour accumuler des points et se roder avant les grands rendez-vous, offraient à Clerc un terrain plus indulgent pour reprendre confiance.
Pourtant, le destin en a décidé autrement. Dès la première manche, un enchaînement mal négocié, peut-être un appui trop appuyé sur la latte, ou un dérapage dans une cuvette glissante l’a contrainte à l’abandon. Ne pas finir, dans le jargon des skieurs, c’est comme rater une porte : disqualification immédiate, retour aux vestiaires la tête basse, et un sentiment d’inachevé qui ronge l’esprit.
Et comme pour parachever ce triptyque maudit, le 23 novembre apportait une seconde course FIS de slalom sur la même colline finlandaise. Une opportunité de rebondir, de transformer la frustration en carburant pour une performance cathartique. Clerc, avec son tempérament de pionnière, celle qui, en 2019, devint la première Africaine à se qualifier pour une seconde manche aux Championnats du monde d’Åre, s’est élancée avec l’espoir chevillé au corps. Mais la piste, impitoyable, a repris ses droits. Une nouvelle non-finition, un abandon précoce dans la manche initiale, scellant un week-end à oublier.
Ces deux DNF (did not finish) consécutifs, dans l’argot des paddocks enneigés, soulignent les défis physiques et mentaux que traverse la slalomeuse.

Naisa

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