Le Comité technique interministériel (CTI) chargé de la délivrance des agréments en zones et entreprises franches examine actuellement une quinzaine de demandes, dont deux portent sur la création de nouvelles zones franches, a précisé Josielle Rafidy, directeur général de l’Economic Development Board of Madagascar (EDBM). Un secteur qui ne se limite plus au textile, rappelle Beatrice Chan Ching Yiu, présidente du GEFP : « Il n’y a pas que le textile dans les entreprises franches, il y a également les TIC ou encore l’agro-transformation ».
Le ministère de l’Industrialisation et du développement du secteur privé (MIDSP) et l’EDBM ont réuni, hier à la CCIA Antaninarenina, opérateurs et représentants institutionnels pour une session dédiée aux procédures d’agrément en zones et entreprises franches. Cette deuxième rencontre visait à éclaircir un dispositif jugé parfois lourd par les entreprises, qu’il s’agisse d’une première demande, d’une extension d’activité ou d’un changement de site.
Au cœur des échanges : l’Arrêté interministériel n°20 321/2025 du 1er aout 2025, qui recompose en profondeur le CTI. Le texte définit plus clairement son fonctionnement, précise les modalités de désignation de ses membres et renforce sa représentativité. L’intégration de la Primature ainsi que des services responsables du foncier et de l’aménagement du territoire doit permettre, selon les organisateurs, « une instruction plus complète et mieux coordonnée » des dossiers.
Pour Eric Ramiandrasoa, président du CTI, les missions du Comité ont été clairement réaffirmées : « instruction des nouvelles demandes, analyse des modifications d’agréments, examen de la conformité des projets, et émission d’un avis destiné au Directeur Général de l’EDBM ».
La rencontre a aussi marqué la mise en avant de MadaZEF, la nouvelle plateforme numérique centralisant toutes les démarches d’agrément. Accessible en ligne, elle permet dépôt de dossier, suivi en temps réel et accès aux documents utiles. Une étape importante vers une procédure « plus transparente et entièrement digitalisée ». « Madagascar affirme son engagement à renforcer l’investissement privé par la transparence et la facilitation », a conclu Naina Razafindrazaka, directeur général de l’Industrialisation.
Arh.




