NPC African Open Pro Qualifier, les 6 et 7 décembre au Johannesburg, représente une occasion en or pour Madagascar, de décrocher un IFBB Pro Card. Un seul athlète par catégorie sera sacré professionnel. Et parmi les sérieux prétendants, quatre bodybuilders malgaches. L’enjeu est de taille au sens propre comme au figuré.
Dans ce genre de Pro Qualifier africain, la concurrence est féroce mais pas insurmontable. Les juges IFBB savent reconnaître la qualité quand elle est là, et cette année, la délégation malgache arrive avec des physiques qui n’ont rien à envier aux Egyptiens, Sud-Africains ou Nigérians habituellement dominateurs.
Joseph Andriatsilavina (Tsila Kely) est le plus sérieux prétendant au titre professionnel en +85 kg Men’s Classic Physique. A 90 kg dry, avec sa médaille de bronze mondial WBPF, il fait partie des trois ou quatre noms que les bookmakers locaux placent déjà sur le podium. S’il sort son meilleur conditioning, le Pro Card est à sa portée.
Feno Rakotoarisoa «Negro» est l’outsider le plus dangereux. En +80 kg, il a déjà prouvé qu’il pouvait tenir la comparaison avec les meilleurs amateurs du monde (6e mondial WBPF). Sur le papier, il est dans le top 5 potentiel. S’il tombe sur une catégorie où les Sud-Afs locaux sont un peu mous et où les Égyptiens ont raté leur peak week, Negro peut créer l’exploit. Son point fort : il n’a peur de personne sur scène, il pose comme s’il était déjà pro.
Adrianni Andriamampianina «Dix» joue la carte de la masse pure. Le plus léger des trois Malgaches en Classic. S’il réussit à garder sa taille fine tout en gardant sa densité, il peut voler une place dans le top 3 et rafler la mise, même si sa catégorie de +75 kg, regorgent des monstres africains.
Nancy Leung, seule femme de la délégation, a peut-être la tâche la plus compliquée mais pas impossible. En Miss Bikini, la concurrence sud-africaine et zimbabwéenne sera rude, le niveau glute-hamstring tie-in exigé est infernal. Pourtant, Nancy arrive avec une médaille de bronze mondiale fraîche (WBPF 2024) et une condition qui s’est encore affinée. Si elle claque le front pose et le rear pose avec cette grâce malgache qui désarme, elle peut se faufiler dans le top 2. Une victoire serait historique : la première Pro malgache féminine IFBB.
Naisa




