Comme prévu à l’ordre du jour de la Chambre haute, le ministre de l’Economie, Dr Herinjatovo Ramiarison a présenté hier matin au Sénat le projet de loi de finances (PLFI) 2026, auquel les députés ont apporté 24 amendements. Etant donné que les modifications adoptées sont conformes aux attentes du Sénat, il est fort probable que les sénateurs n’y apporteraient pas de retouches, a expliqué hier le sénateur Tsiebo Mahaleo.
«Nous sommes à la fois législateurs et superviseurs de l’action gouvernementale, mais aussi conseillers économiques, comme le stipule l’article 81 de la Constitution », a déclaré le sénateur Tsiebo Mahaleo, en marge de la présentation du PLFI au Sénat à Anosy hier. Il a indiqué clairement que les sénateurs ne constitueraient pas un obstacle à la conduite des affaires nationales.
D’après toujours, Tsiebo Mahaleo, le Sénat ne devrait pas apporter des amendements à ce projet de loi. « Il semble que les amendements proposés par les représentants de l’Assemblée nationale, s’alignent sur ceux avancés par les sénateurs lors de l’examen de cette proposition de loi. Le vote le confirmera », a-t-il souligné.
D’ailleurs, aucun débat n’a eu lieu au Sénat, après l’exposé des motifs par le ministre des Finances. Les sénateurs poursuivront ce matin leurs travaux de commission, avant de passer cet après-midi à l’adoption du texte.
Cinq points majeurs
Deux semaines se sont écoulées depuis l’arrivée du projet de budget 2026 au Sénat, mais ce n’est que vendredi dernier que les sénateurs ont reçu le PLFI avec 24 amendements. Le ministre de l’Economie a détaillé les cinq points, notamment les aspects économiques et financiers. Les droits de douane et les dépenses publiques, la dette publique et l’équilibre général de la loi de finances 2026, ont également été abordés longuement.
D’après ses explications, le gouvernement a renforcé sa gestion budgétaire, avec des recettes fiscales nettes de 10,7% et des dépenses totales projetées à 17,9% du PIB en 2026, contre 18,4% en 2025. Le déficit du compte courant diminuerait à 6% en 2026, contre 6,2% en 2025. Ceci est dû au fait que le volume d’importation a augmenté par rapport à celui d’exportation.
Si les recettes douanières sont estimées à 5.026 milliards d’ariary pour l’année 2026, celles issues des importations atteindraient 4.517 milliards d’ariary, selon les données de la Banque centrale de Madagascar. Les impôts et autres frais administratifs s’élèveront à 205,18 milliards d’ariary, tandis que les recettes liées aux carburants atteindront 33 milliards d’ariary.
Et ce projet de loi de finances 2026 prévoit que les recettes pourraient atteindre 301,42 milliards d’ariary en cas de contrôle fiscal.
Rova M




