Sénat : Adoption sans amendement du PLFI 2026

Sans y apporter la moindre modification, le Sénat a adopté hier, le projet de loi de finances initiale (PLFI) 2026, approuvant ainsi les ajustements déjà opérés par l’Assemblée nationale, notamment les 24 propositions d’amendements soumises par les députés.

Après l’Assemblée nationale, c’était au tour du Sénat de passer au vote sur le PLFI 2026. Et comme il fallait s’y attendre, sans débat, les Sénateurs ont emboîté le pas aux députés, en adoptant à l’unanimité le texte. Et qui plus est, les parlementaires de la Chambre haute, ont approuvé les 24 amendements apportés par Tsimbazaza.
Le gouvernement, représenté par le ministre de l’Economie et des Finances, Dr Herinjatovo Ramiarison, a accueilli favorablement l’adoption par le Sénat du PLFI 2026. Il est revenu sur les grandes lignes de cette loi de finances qui est visiblement élaborée en parfaite harmonie avec la politique d’austérité, annoncée par le Président de la Réforme de la République, le Colonel Michael Randrianirina.
«Le volet social, notamment l’accès à l’électricité et à l’eau, occupe une place majeure dans la LFI 2026», selon le ministre Herinjatovo. Le budget de fonctionnement a également été réduit de 30 %, afin de répondre aux aspirations du peuple malgache.
Les recettes fiscales intérieures, en constante augmentation depuis 2010, et les droits de douane, qui constituent une part importante des recettes de l’Etat, sont également prises en compte et devraient atteindre 5.026 milliards d’ariary en 2026.
En termes de dépenses publiques, le budget alloué aux fonctionnaires s’élève à 4.852,76 milliards d’ariary. Par ailleurs, le gouvernement malgache recrutera 13.274 nouveaux employés l’année prochaine et les salaires des fonctionnaires seront également augmentés de 14 %.
Un budget de continuité, non de rupture
Selon le président par intérim du Sénat, Jean André Ndremanjary, les sénateurs «sont tombés d’accord sur les modifications apportées par les députés, C’est-à-dire qu’il n’est pas nécessaire de soumettre d’autres amendements».
Toutefois, Jean André Ndremanjary a indiqué que «des vifs débats ont eu lieu, lors des travaux de commission. Mais au final, la majorité a décidé de ne pas modifier le PLFI amendé par les députés, c’est pourquoi, ce texte a été adopté à l’unanimité».
De souligner par la suite que ce texte reflète la politique d’austérité. Et à ce sujet, les avis des députés et des sénateurs se rejoignent. «La loi de finances rectificative qui sera adoptée en mai, apportera tous les ajustements nécessaires», a-t-il déclaré. Il a toutefois mentionné que la LFI n’est pas parfaite, mais tient la route pour le gouvernement. «Ce n’est pas un budget de rupture, mais un budget de continuité», a-t-il affirmé.
La LFI a été élaborée par les équipes du ministère de l’Economie et déposée à l’Assemblée nationale et au Sénat, selon les délais constitutionnels. Après l’adoption, le document sera transmis à la HCC pour contrôle de constitutionnalité.

Rova M

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