Inalco Paris : la langue malgache enseignée depuis 130 ans

L’Institut National des Langues et Civilisations Orientales (Inalco) à Paris, célèbre le 130e anniversaire de l’en­seignement du malgache et des études malgaches, à l’occasion d’un colloque international qui aura lieu in situ les 11 et 12 décembre.

Placée sous la direction de Linah Ravonjiarisoa, maître de conférences, responsable de la Section d’études malgaches, Louise Ouvrard, professeure des universités et Narivelo Ra­jaonarimanana, professeur des universités émérite, cette rencontre réunira des jeunes chercheurs et enseignants-chercheurs confirmés dans des domaines aussi variés tels que la linguistique, la littérature, l’anthropologie, l’histoire, l’archéologie, la géographie, la sociologie, la musique. Une soirée cul­turelle et une exposition photographique et présentation d’ouvrages viendront également enrichir la programmation.
«Ces journées scientifi­ques ont pour objectifs de mettre en évidence les singularités malgaches. En effet, Madagascar est une île d’une richesse exceptionnelle, dont les spécificités linguistiques, historiques, culturelles et en­vironnementales, témoig­nent d’une diversité unique, marquée par des in­fluences multiples. C’est une terre d’exception où l’identité s’est forgée au carrefour de l’océan Indien, de l’Afrique et de l’Asie», fait savoir le professeur Narivelo Rajao­nari­ma­nana.
D’ajouter, «l’idée étant aussi de faire l’état des lieux de l’enseignement et de la recherche sur la langue et la culture malgache en France et dans le monde et de souligner l’importance internationale de l’Ins­titut National des Langues et Civilisations Orientales pour l’enseignement et la recherche sur la langue, la littérature et la culture malgaches».
Le Fihavanana constitue l’une des thématiques abordées durant ce colloque, un concept culturel propre de la société malgache, garant de l’harmonie au sein des fa­milles, des villages, et de l’ensemble de la société. Parmi les intervenants, Vic­torine Razanabahiny, maître de conférence à l’Ecole normale supérieure d’Antana­na­rivo reviendra sur le «Fa­todrà», une extension voulue de la dimension du «Fiha­va­nana».

Joachin Michaël

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