Le collectif Gen Z Madagascar, regroupant Gen Z Mada, Gen Z Ankatso, Polytechnique, Tolombahoaka, Assedu et Taninjanaka Free Madagascar, ont effectué une déclaration hier concernant l’organisation de la Concertation nationale.
Après discussions avec le gouvernement, le collectif déplore que la voix des jeunes ne soit toujours pas entendue dans le processus. « Nous avons alerté et proposé des solutions, mais aucune garantie claire n’existe quant à notre participation à la conception, au suivi et à la mise en œuvre des réformes », affirment les membres.
Selon le porte-parole du gouvernement, il n’y aura pas de « Charte de la transition » tant que la concertation nationale n’aura pas eu lieu, et la constitution actuelle continuera de s’appliquer. Le collectif remet justement en question cette Constitution, estimant qu’ elle protège et perpétue un système inefficace et bloque la voie vers des réformes réelles.
Le collectif Gen Z appelle donc à « l’adoption d’une charte claire régissant la Transition, acceptée par tous, la dissolution et la réforme de la Haute cour constitutionnelle, de la Ceni, de l’Assemblée nationale et du Sénat, ainsi qu’à une préparation de la Concertation nationale ouverte à tous, depuis les fokontany, pour qu’elle ne soit pas menée par un seul groupe, et enfin au renforcement de la lutte contre l’impunité des complices de l’ancien régime ».
Pour le collectif, ces mesures sont indispensables pour que Madagascar puisse entamer un véritable changement et donner aux jeunes la place qu’ils méritent dans l’avenir du pays.
N.A




