Bôndy: vers un modèle économique axé sur les écosystèmes

Réunissant autorités pu­bli­ques, acteurs privés, organisations de la société civile, jeunes de la Gen Z et partenaires internationaux, la conférence « Madagascar : faire le pari du développement – Comment passer de la révolution à une croissance verte et inclusive » s’est tenue les 9 et 10 décembre au Novotel Convention. Organisé par Miarakap, Indri et Kinome, l’événement a mis l’accent sur les leviers capables d’engager durablement le pays sur une trajectoire de croissance verte.
Parmi les entreprises invitées, Bôndy s’est démarquée par une vision en phase avec les enjeux du rendez-vous. Intervenant lors du panel consacré au rôle des entrepreneurs à impact, Ad­rian Levrel, directeur général adjoint, a rappelé le positionnement de l’entreprise, six ans après sa création.
Longtemps identifiée au reboisement, Bôndy a progressivement élargi son champ d’action. Elle s’appuie désormais sur trois piliers complémentaires : la restauration des sols, des paysages et des écosystèmes ; la création de chaînes de valeur durables capables de générer des revenus pour les communautés locales ; et la mise en place de mécanismes financiers liés au carbone pour soutenir ces efforts. « Notre ambition est de faire de Madagascar une référence in­ter­nationale d’un modèle économique ancré dans des écosystèmes restaurés et la valorisation du capital naturel », résume Adrian Levrel.

Economie verte

L’entreprise, qui compte environ 160 collaborateurs et intervient dans six régions, a connu une croissance rapide malgré un contexte parfois complexe. Elle se félicite no­ta­mment d’avoir obtenu avec succès, en juin dernier, une certification issue d’un audit réglementaire exigeant.
Pour accélérer la transition vers une économie verte, le dirigeant appelle à renforcer la solidarité institutionnelle afin d’améliorer durablement le climat des affaires. Il plaide aussi pour une meilleure compréhension des opportunités encore peu explorées à Madagascar, en particulier le marché du crédit carbone. Un secteur « por­teur », mais soumis à des standards stricts en matière de bonnes pratiques environnementales et sociales.
« Dans ces marchés, les dérapages sont impossibles », insiste-t-il.
Adrian Levrel estime que Madagascar doit saisir ces nouvelles perspectives, à
l’image de pays africains comme le Kenya ou le Ghana, déjà engagés dans cette dy­namique. Pour lui, la valorisation du capital naturel peut devenir un moteur décisif de développement économique et social.

Arh.

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