Madagascar devient le premier pays à bénéficier du programme « Repair », au niveau régional, pour préparer les réponses aux catastrophes naturelles, financé par la Banque mondiale. Ce mécanisme, également mis en œuvre aux Comores et au Mozambique, vise à renforcer la résilience des pays d’Afrique australe les plus exposés aux aléas climatiques.
Selon la directrice générale du Trésor, Dorette Ratsiavahana, en marge de la réunion des comités de pilotage et technique, hier au Novotel Antananarivo, douze pays de la région, devraient à terme intégrer ce dispositif.
Pour Madagascar, l’enveloppe allouée s’élève à 100 millions de dollars, sur un financement total de 926 millions de dollars, accordé par la Banque mondiale. Les fonds seront mobilisables jusqu’en juin 2026 et gérés sous la tutelle du ministère de l’Economie et des Finances (MEF).
Et ce budget malgache est réparti en trois volets : 15 millions de dollars destinés à constituer une réserve stratégique, 80 millions pour financer des interventions directes et 5 millions dédiés à un mécanisme d’assurance.
Dommages économiques
Ce programme tombe à point nommé dans un contexte où Madagascar est régulièrement frappé par des cyclones d’une intensité croissante. Ces dernières années, les dommages économiques ont été considérables : près de 2 milliards de dollars après le cyclone Batsirai en 2022, puis 124 millions de dollars suite au passage du cyclone Gamane en 2024.
Pour assurer une réponse rapide et structurée, les ressources du programme seront gérées entre plusieurs institutions. Le Fonds d’intervention pour le développement (Fid), est chargé de soutenir les ménages les plus vulnérables. Solidis accompagnera les petites et moyennes entreprises victimes. Le Fonds national de contingence (FNC), est destiné aux collectivités territoriales et au BNGRC. Et la coordination technique est confiée à l’ARC, déjà active dans la gestion des risques climatiques sur le continent.
Arh.




