Rado Ramilison : une exposition plus écologique pour la conscientisation

Vice-lauréat de la 9e édition du concours Paritana, Rado Ramilison présente sa première exposition, inaugurée hier à la Fondation H à Analakely. Intitulée « Echo : les murmures des arbres », l’exposition est visible jusqu’au 11 janvier, et a pour objectif de conscientiser le public à la déforestation, « à ce que ressentent les arbres lorsqu’on les coupe. Ce sont avant tout des êtres vivants », confie l’artiste.

Tout a commencé lors­que Rado Rami­lison a rendu visite à un ami habitant à la périphérie de la capitale. Dans la grande cour se trouvait un arbre abattu. « Je n’étais jamais tranquille, ni émotionnellement ni mentalement, en pensant à cet arbre », explique-t-il. C’est ainsi qu’­ est née l’idée du projet « Echo : les murmures des ar­bres », deux mots contradictoires qui prennent pourtant tout leur sens dans l’exposition. « Les arbres ne peuvent pas parler, et je me sens, en quel­que sorte, comme leur porte-parole. A travers cette exposition, j’ai créé des échos pour que tout le monde puisse les entendre », raconte-t-il.
Une exposition en trois parties

L’exposition se décline en trois parties. La première, une œuvre de grand format intitulée « Empreinte », fait référence à l’empreinte carbone, indicateur de la quantité de gaz à effet de serre. Cette œuvre est réalisée à partir de papiers antemoro sur lesquels l’artiste a dessiné des arbres à l’encre de Chine. « Ces traces noires marquent ainsi la disparition des arbres », explique-t-il.
La seconde partie, intitulée « L’Echo », se compose d’un vinyle en forme de tronc d’arbre vu en coupe. « Un ar­bre met une quaran­taine d’an­nées pour atteindre la taille d’un vinyle et pourtant, on peut le couper le temps d’une chanson », déplore-t-il.
Enfin, la troisième œu­vre, « L’Espoir », est une ins­tallation réalisée à partir de bois recyclés et d’une grande peinture. Elle met en lumière l’importance de la reforestation. « Après ce projet, je me sens plus léger et encore plus engagé pour la préservation de la nature et de l’environnement », conclut l’artiste.

Holy Danielle

Partager sur: