« The right man at the right place »

L’incompétence de certains responsables, décideurs … est souvent à la source de tensions sociales. Et quand cette incompétence est flagrante on peut s’attendre à de véritables contestations sociales. Si ces contestations peuvent se dérouler de manière pacifique, il arrive toutefois qu’elles deviennent violentes.
Et aujourd’hui, on assiste à de nombreuses contestations sociales, notamment au niveau des élus locaux. C’est un problème qu’il faut résoudre afin d’éviter qu’elles ne s’étendent un peu partout dans le pays. On sait quand elles commencent mais on ne sait jamais jusqu’où elles peuvent aller.
Cela peut devenir un véritable problème au niveau de la société surtout quand il s’agit d’une personne élue (chef fokontany, maire, député, …). Dans la majorité des cas, les mis en cause justifie leur décision de ne pas démissionner par le fait qu’ils ont été élus.
Malheureusement, il est regrettable que la voix des urnes ne reflète pas toujours la réalité. Il y a mille façons de dé­tourner une élection. Il y a des personnes qui sont élues juste pour leur étiquette politique. Autre­ment dit, la couleur politique l’emporte sur la compétence.
D’autres parviennent à se faire élire grâce à leur fortune. Ce ne sont pas des cas isolés. Les deux cas peuvent con­cerner tous les niveaux d’élection. Et l’incompétence se révèle quand les concernés prennent du service. Comme on le dit, c’est à l’œuvre qu’on reconnait l’artisan.
Il faut savoir et reconnaître que la seule bonne volonté ne suffit pas toujours. Bien évidemment, il y a des personnes qui s’efforcent tant bien que mal de bien remplir leur rôle. Mais il existe de nombreuses attributions pour lesquelles il faut avoir un minimum de compétence.
Le pire est que d’autres facteurs peuvent ve­nir aggraver cette si­tua­tion. Effectivement, le choix sur un candidat à présenter peut être motivé par des motivations qui n’ont rien à voir avec la compétence. C’est ce qui arrive quand le choix se fait par népotisme, copinage ou favoritisme.
Dans le cadre de la Refondation, il est peut-être plus que temps de remettre en question les conditions d’éligibilité de chaque candidat aux différentes élections. Outre les conditions clas­siques déjà connues (âge, inscription dans la liste électorale, …), il faut intégrer d’autres critères relatifs à la compétence.
Ces critères seront fonction du siège ou poste à pourvoir. On ne peut pas exiger des qualifications et des compétences équivalentes entre un chef fokontany et un député. Ce serait une aberration. Mais toute personne ayant les con­ditions minimum requises peut prétendre au poste de son choix.
Quand on veut engager un véritable changement, changer la structure ne suffit pas, bien que cela soit nécessaire, voire fondamental. Il faut aussi avoir les bonnes personnes à la bonne place. Comme le dirait Shakes­peare : « The right man at the right place.

Ranaivo Lala Honoré

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