Meurtre d’un taximan à Alasora: le présumé auteur passe aux aveux, son complice encore en cavale

Les éléments du commissariat de Sécurité publique (CSP) d’Alasora ont capturé hier à Ambohimangakely, l’un des présumés auteurs de l’assassinat d’un taximan, au lendemain de la découverte du cadavre de la victime dans une fosse d’aisance abandonnée à Alasora. Le mobile du meurtre était le vol du taxi mis en vente en pièces détachées.
Arrêté par les éléments du CSP Alasora, hier à Ambovokely Ambohiman­ga­kely Ikianja, l’homme âgé de 25 ans a avoué avoir participé au meurtre d’Honoré Randriamihaja alias Haja, le taximan âgé de 36 ans disparu depuis le 5 décembre. Il
a également dénoncé aux enquêteurs son complice dans cet homicide volontaire, mais le concerné reste encore en cavale. Selon ses dires, ils ont volé la Peugeot 205 de leur victime pour en faire des pièces détachées,y compris la carrosserie. C’était d’ailleurs le mobile du meurtre.
Cette arrestation intervient au lendemain de la découverte du cadavre de Haja dans une fosse d’aisance abandonnée à Ambohi­miadana Alasora. Cette nuit-là vers 21h, le fokonolona accompagné des autorités locales et de la famille du trentenaire, ont remonté à la surface de la fosse, un réservoir en plastique à l’intérieur duquel se trouvait le corps du concerné en état de décomposition. Le personnel du Centre de santé de base (CSB2) Alasora a procédé aux constatations avec les forces de l’or­dre la nuit-même.

19 jours après…
Haja officiait en tant que taximan en utilisant son propre véhicule. Il stationnait à la station-service Total By-pass et travaillait à la fois le jour et la nuit. Ainsi le 5 décembre vers 14h, deux hommes lui ont proposé de les conduire à Ampangabe pour récupérer des baffles. «Tous les trois ont pris la direction d’Alasora. Vers 15h, le véhicule dont le numéro d’immatriculation a été enlevé, est passé devant la station de taxis pour rallier Ambohimangakely. Cette fois, une autre personne l’a conduit», a expliqué un proche du taximan.
Les collègues du trentenaire ayant pensé que le concerné allait entretenir son véhicule, n’ont alerté personne. La nuit tombée, Haja n’est pas rentré à la maison mais sa famille ne se doutait de rien, malgré qu’il ne l’a pas contactée. Ses collègues ont demandé à ses proches, le lendemain matin, si Haja est rentré. Et c’est ainsi qu’ont commencé les recherches. Les avis de disparition ont depuis inondé la toile sans porter de fruits que près de 20 jours après. Les recherches de l’autre auteur du meurtre s’intensifient. Le défunt laisse derrière lui une veuve et quatre orphelins.

LR

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