La députée élue du district de Mahajanga I, Lalao Rahantanirina, alias Nina, a rompu le silence. Elle a déclaré sans ambages que tous ceux qui souhaitent légiférer au sein de l’Assemblée nationale actuelle sont illégaux et illégitimes.
Suite à la publication par Siteny Randrianasoloniaiko, président de l’Assemblée nationale, d’une promulgation concernant des mesures disciplinaires contre des élus coupables des absences injustifiées, dont la plupart étaient des députés élus sous la bannière de l’Irmar, la députée Nina a exprimé son opinion. Elle s’est dit surprise de voir les photos et les noms de nombreux députés de l’ Irmar qui, selon les rumeurs, ne participent pas à la session ordinaire à Tsimbazaza. « En matière de régularisation, les actuels responsables du bureau permanent comptaient les plus forts taux d’absence des sessions auparavant », a-t-elle déclaré. Elle a souligné que si les membres du bureau permanent souhaitent réellement régulariser les députés, il faudrait d’abord légaliser la procédure qui leur a permis d’obtenir leurs sièges.
Plusieurs députés justifient leur absence à la session ordinaire, notamment par leur désaccord avec les dirigeants de l’Assemblée nationale. D’autres ont eu des démêlés avec la justice, mais ont été acquittés. La députée Nina, en particulier, invoque la crainte de menaces. Elle a indiqué que « ces derniers temps, nous sommes constamment menacés. On entend que nous allons être arrêtés, que notre maison va être incendiée… alors je crains pour ma vie. De plus, j’ai dû m’occuper de mon frère qui était malade, c’est pourquoi je n’ai pas pu assister à la session ordinaire», a-t-elle expliqué.
Jusqu’à présent, la députée Nina n’a fait aucun rapport à ses électeurs concernant cette possible déchéance mais elle a fait remarquer que « les citoyens de Mahajanga, qui l’ont élue pour trois mandats successifs, ne l’accepteront pas facilement ».
La représentante de Mahajanga I a annoncé qu’ elle participerait à la session extraordinaire à la mi-janvier.
Rova M




