Développement durable: soutenir l’industrialisation et formaliser les entreprises informelles

Lors d’une émission spéciale diffusée sur la chaîne nationale hier, le ministre de l’Industrialisation et du développement du secteur privé (MIDSP), Andriniaina Rasoarahona a indiqué que son département s’active pour inciter les acteurs économiques à œuvrer dans le secteur formel, mais aussi à soutenir l’industrialisation à tous les niveaux.

98% des entreprises à Madagascar œuvrent dans l’informel. « Les gens œuvrent dans le secteur informel pour fuir les taxes et autres, mais ils ne prennent pas en considération le fait qu’en entrant dans le secteur formel, ils bénéficient des avantages comme le soutien financier de la part des bailleurs et autres », a-t-il déclaré. Il a ajouté que son département tente à l’heure actuelle de convaincre des acteurs informels des avantages en se formalisant.
Une mini assise économique avec le secteur privé s’est déroulée au Stade Barea le 13 janvier, pour voir les points d’amélioration des conditions de travail. Une attention particulière a été portée au cadre légal, au financement, à la promotion du « Label Malagasy », ainsi qu’à la simplification des procédures fiscales et douanières, conformément aux attentes des acteurs économiques.
Le ministre a indiqué que les deux mois passés ont permis de mettre en place un terrain de jeu propice à l’industrialisation. « Plus précisément, les deux mois ont servi à préparer la loi sur le développement industriel qui va sortir d’ici peu », a-t-il fait savoir.
Au programme également, l’élaboration d’un pacte de l’industrialisation, une initiative stratégique malgache lancée en 2023, visant à doubler la contribution de l’industrie au PIB passant de 15% à 30% d’ici 2040 via un partenariat public-privé, dans les domaines agribusiness, minier, énergétique et textile. L’objectif est désormais de créer un environnement d’investissement stable et sécurisé avec des engagements réciproques et des mé­canismes de suivi du Conseil national pour l’industrialisation de Madagascar (CNIM).
«A part cela, il y a le Fonds national de développement in­dustriel (FNDI) destiné à financer les petites entreprises à se développer, surtout que l’accès au financement demeure un problème majeur pour les entrepreneurs», a stipulé le ministre.

Jean Riana

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