Dans une déclaration publique, Fanirisoa Ernaivo, ancienne ministre de la Justice, a répondu aux accusations dont elle fait l’objet. Elle dénonce une campagne de dénigrement orchestrée à son encontre.
Selon elle, les allégations relayées portant notamment sur de supposés enrichissements illicites et des conflits d’intérêts reposent sur « les mêmes mensonges répétés », sans qu’aucune preuve n’ait été présentée à ce jour. Elle attribue ces accusations à un cercle restreint d’individus ainsi qu’à des comptes anonymes, des réseaux proches du régime déchu.
Pour Fanirisoa Ernaivo, ces attaques viseraient avant tout à détourner l’attention de ce qu’elle considère comme un dossier majeur : un rapport de la Cour des comptes évoquant un détournement présumé de 4.000 milliards d’ariary. Elle estime qu’il s’agit-là du « véritable problème », et accuse ses détracteurs de chercher à brouiller le débat public.
Se présentant comme l’une des rares personnalités à s’opposer frontalement à ces réseaux, elle affirme faire l’objet de tentatives de déstabilisation destinées à la réduire au silence. « Je ne renoncerai pas à mon combat », déclare-t-elle.
Dans une prise de parole distincte, le colonel Patrick Rakotomamonjy évoque un climat de tensions autour de cette affaire. « L’ancienne ministre de la Justice, Fanirisoa Ernaivo, a demandé des preuves ; celles-ci ont déjà été transmises à la communauté internationale », a-t-il affirmé, appelant également l’ancien ministre de l’Energie, Ralitera, à s’exprimer publiquement.
Le colonel soutient par ailleurs que Koufali Daya se serait rendu à son domicile accompagné d’hommes armés, exerçant des pressions qu’il associe à des intérêts étrangers. Il soutient qu’à la suite de cet incident, Fanirisoa Ernaivo aurait contraint le ministre à présenter des excuses.
Ancien membre du FIGN, le colonel Patrick Rakotomamonjy déclare disposer d’un droit à la légitime défense et se dit prêt à répondre à toute menace, y compris par les armes. Il affirme également que des militaires issus du Capsat auraient été envoyés à sa recherche, évoquant un climat de confrontation croissante.
N.A.




