Sous l’eau qui dort  : une création écoféministe et décoloniale émerge à Ramena

Le poète-écrivain Izika, la danseuse-chorégraphe Chacha et l’artiste plasticienne Magalie Grondin croisent leurs univers créatifs à travers « Sous l’eau qui dort », dont le spectacle de restitution aura lieu ce vendredi soir au Liber’Art Antsiranana.
« Le projet, soutenu par la DAC et la Région Réunion, est né comme une extension de Kabarimbehivavy, au chant des sirènes, où Magalie Grondin, Chacha et la chanteuse Farah avaient déjà joint leurs disciplines respectives. Cette collaboration avait vu le jour grâce à la bourse de création de l’Alliance Française d’Antananarivo, ainsi que lors de leur résidence au sein de l’Alliance en 2025, au service d’une création dont le message écoféministe, décolonial et queer fait écho au nouveau projet Sous l’eau qui dort », souligne Chacha.
Du 18 au 27 mars, durant près de dix jours de résidence dans le village de pêcheurs de Ramena, les artistes donnent corps à cette œuvre à trois visages, qui ambitionne d’explorer des émotions telles que le désir, la perdition et le deuil. Des captations photographiques et vidéo sont également réalisées afin de tisser un récit visuel et sonore.
«Le projet s’inscrit dans une vision plus large, puisqu’il prend racine dans un recueil de poésie écrit par Izika et illustré par Magalie Grondin. L’appel est lancé aux maisons d’édition», conclut-elle.

Joachin Michaël

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