Juste après la marche pacifique de la Gen Z, hier dans le centre-ville, pour réclamer la dissolution de plusieurs institutions, les réactions ne se sont pas fait attendre, en l’occurrence celle du président de la Refondation, Michaël Randrianirina qui lance une pique en direction des jeunes manifestants.
« Ce n’est pas parce qu’on crie sur les réseaux sociaux, qu’on dépose un dossier et qu’on obtient immédiatement un poste de ministre. Seules les compétences ont été évaluées», a-t-il déclaré devant la presse à l’Enam à Androhibe.
Il rappelle que les jeunes ont le droit d’exprimer leurs revendications, celles-ci doivent reposer sur une connaissance approfondie de la vie politique, particulièrement lorsqu’il s’agit de prétendre à des responsabilités au sein de l’administration publique.
Selon le président de la Refondation, Madagascar traverse un « état d’urgence énergétique » et que toutes manifestations politiques doivent être menées dans le calme, pour une meilleure compréhension des enjeux.
Dans un contexte social qu’il juge encore fragile, et selon lui aggravé par la crise énergétique, il appelle à la prudence afin d’éviter tout débordement lié aux manifestations, que ce soit dans l’espace public ou sur les réseaux sociaux.
Il insiste également sur la nécessité de renforcer l’éducation politique des jeunes afin de mieux appréhender les mécanismes institutionnels et de limiter les risques de manipulation.
Le chef d’Etat évoque par ailleurs l’existence possible d’acteurs qui tirent les ficelles. « Ce sont des politiciens rémunérés et ils reçoivent aussi de l’argent de l’extérieur. C’est la réalité à Madagascar », a-t-il fait savoir, tout en réaffirmant que les autorités n’entendent pas recourir à la force. Il précise que la liberté d’expression est un droit fondamental, sans porter atteinte à l’ordre public.
S.A




