Epidémie : Madagascar renforce son front scientifique face au Mpox

Dans un contexte mondial où la vigilance sanitaire reste de mise, l’Institut Pasteur de Madagascar (IPM) franchit une étape stratégique. Son unité de virologie a lancé, hier, une formation de haut niveau consacrée au séquençage du virus Mpox et à la bioinformatique, réunissant chercheurs et techniciens autour d’un objectif commun: mieux comprendre pour mieux agir.
Pendant dix jours, jusqu’au 29 avril, cette initiative rassemble des acteurs clés de la santé à Madagascar, notamment le Laboratoire d’analyses médicales malgache (LA2M), le Centre d’infectiologie Charles Mérieux et l’ONG Pivot. Une synergie qui illustre la montée en puissance d’une approche collaborative face aux maladies émergentes.

Une formation complète
Au cœur du programme, une immersion scientifique rigoureuse. Les participants explorent chaque étape du processus allant notamment de la préparation des échantillons, des techniques de séquençage, analyses bioinformatiques avancées et aux interprétations des données génétiques. Une attention particulière est accordée à la phylogénie, discipline clé pour retracer l’évolution et la propagation du virus.
Ce transfert de compétences vise à doter le pays d’une expertise locale capable de décrypter rapidement les mutations virales, un levier essentiel pour anticiper et contenir d’éventuelles flambées.

Une réponse coordonnée aux enjeux de santé publique
Au-delà de l’aspect technique, cette formation s’inscrit dans une dynamique plus large qui est de renforcer la surveillance génomique à l’échelle nationale. Elle accompagne les efforts du ministère de la Santé publique et s’aligne avec les priorités d’organisations internationales telles que World Health Or­ganization,  Africa CDC  et Food and Agriculture Organization.
Cette initiative s’inscrit également dans le cadre d’un accord de collaboration récemment signé entre l’IPM, le LA2M et le CICM, une alliance stratégique qui témoigne d’une volonté de structurer une réponse scientifique durable face aux menaces infectieuses.

Fahranarison

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