Un grand premier pas vers la restauration de la confiance dans les relations entre l’Exécutif et les jeunes, à l’exception de la Gen Z qui a brillé par son absence comme il fallait s’y attendre, lors du dialogue lancé par le Premier ministre, hier à Mahazoarivo. Sans la libération de ses membres arrêtés, elle ne prendra pas part aux dialogues initiés par le régime et continue à manifester pour revendiquer la dissolution des institutions, la pomme de discorde principale entre eux et la République de la Refondation.
En tout cas, une centaine de jeunes légalement constituées, a saisi cette main tendue par le gouvernement, pour exprimer le fond de leur pensée dans un cadre formel et face à la conjoncture actuelle tout en mettant en évidence le rôle qu’ils ont joué durant les manifestations populaires menant à la mise en place de la République de la Refondation. Et autant dire que les deux parties se sont parlées à cœur ouvert.
A un moment charnière de la Refondation, la question de la réforme en profondeur attendue par la population, a trouvé écho dans leurs prises de parole. En un mot, les jeunes veulent être écoutés, entendus et impliqués, pour être la pierre angulaire du changement dans le pays. Loin d’être un instrument politique au sens péjoratif du terme, la jeunesse veux apporter sa contribution au développement du pays.
Dorénavant, en formant un bloc, ils entendent peser lourd dans la balance décisionnelle, malgré leur manque d’expérience en la matière. On a même l’impression que les jeunes font déjà sentir leurs poids à prendre en compte, en vue des élections à venir.
Et malgré leur divergence de point de vue par rapport à la situation actuelle, à l’unisson, ils ont réclamé la libération de leurs pairs, considérés comme des patriotes mais pas des malfaiteurs ou des putschistes. A ce sujet, des pourparlers en coulisses se déroulent actuellement pour trouver un consensus car la voix des jeunes compte.
Rakoto




