Le régime en place entend consolider l’appui régional au processus de Refondation. Lors de la 28e réunion ordinaire du Comité ministériel de l’Organe de la Sadc chargé de la coopération en matière de politique, de défense et de sécurité, la ministre des Affaires étrangères, Alice N’Diaye, a présenté les avancées et les prochaines étapes du Programme de la Refondation, reposant sur l’organisation de concertations nationales placées sous l’égide du Conseil œcuménique des Eglises chrétiennes de Madagascar (FFKM), sur des réformes institutionnelles et électorales ainsi que sur la préparation des prochaines échéances politiques.
Selon le communiqué du ministère, les Etats membres de la Sadc ont exprimé leur adhésion à cette démarche. Antananarivo y voit une reconnaissance régionale du principe d’un processus conduit par les Malgache, fondé sur l’inclusivité et la souveraineté national. Mais visiblement, la Sadc a recours une formulation particulièrement prudente. L’organisation africaine « encourage les acteurs politiques malgaches à rester calmes et à résoudre leurs différends par le dialogue et des moyens pacifiques ».
Le soutien régional est réel, mais il porte avant tout sur la recherche de la stabilité, le dialogue et le retour à un fonctionnement démocratique normal. La déclaration officielle de la Sadc suggère un accompagnement du processus sans donner pour autant carte blanche aux autorités de la Refondation.
L’organisation régionale a déjà annoncé ses exigences lors de son sommet extraordinaire du 29 juin 2026. Les chefs d’Etat et de gouvernement a demandé des éclaircissements sur les réformes engagées à Madagascar et, la durée du processus, la transparence et l’ouverture à toutes les composantes de la société. Pour la Sadc, les réformes doivent conduire au rétablissement de l’ordre constitutionnel et à la mise en place d’un gouvernement démocratiquement élu, sans prolonger indéfiniment la période de transition.
Rakoto




