Bourse à la création 2026 : le groupe Mbaoé se distingue

La deuxième édition de la Bourse à la création de l’Alliance française d’Antananarivo a levé le voile sur son lauréat. Précurseur de l’Afro Beko, le groupe Mbaoé remporte une enveloppe de 8.000.000 d’ariary, une résidence de création ainsi qu’un concert dessiné en live prévu le 5 juin dans la capitale.

Selon le jury composé d’Emmanuel Lainé (dire­cteur général de l’AFT), Raphaël Rakoto­malala (AFT), Johary Niaina Rakotonirainy (BRED Mada­gasikara BP), Tsiry Rajao­belison (IFM Madagascar) et Mirindra Randrianarisoa, alias Bolo, le quartet s’est distingué par une fusion singulière de sonorités africaines modernes et du Beko, musique traditionnelle du Sud de Madagascar. Une performance saluée parmi plus d’une trentaine de candidatures, illustrant la richesse et la qualité des projets soumis.
Fondé en 2017 à l’initiative d’Arlin, originaire de Betioky Atsimo, Mbaoé a pris une nouvelle dimension en 2022 avec l’arrivée de Tiana à la basse, Hery à la batterie et Ralphe à la guitare solo.
« Nous partageons une passion commune pour la culture malgache dans toute sa diversité, en particulier le Beko, musique traditionnelle du Sud. Nous l’avons revisité en y intégrant des sonorités africaines et des influences modernes. C’est ainsi qu’est né l’Afro Beko, notre signature musicale », explique Tiana, bassiste et porte-parole du groupe.
A partir du 11 mai, Mbaoé participera à une résidence de création autour du thème « Quand les îles racontent la nature », aux côtés de deux dessinatrices, l’une réunionnaise et l’autre malgache. Ce projet pluridisciplinaire donnera lieu à un concert dessiné en live à Antananarivo le 5 juin, en écho à la Journée mondiale de l’environnement.
« Sur scène, nous présenterons des œuvres inédites en résonance avec des planches de dessins qui seront également exposées », précise-t-il.
Le chanteur de « Pitari-posy » est actuellement en pleine préparation de son premier album. « Le groupe a été discret ces derniers temps, mais la lutte continue, à notre échelle, pour donner à la culture malgache la place qu’elle mérite », conclut-il.

Joachin Michaël

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