Plusieurs quartiers de la capitale ont subi de plein fouet la pénurie d’eau, pendant des mois voire des années. A se demander même comment les habitants victimes, ont fait pour survivre dans cette situation. Mais depuis quelques jours, un grand ouf de soulagement, vers la fin de la galère peut-être. L’eau commence à couler des robinets, épargnant ainsi les longs trajets et les réveils nocturnes pour aller chercher ou faire des réserves de l’or bleu.
Il n’y a pas si longtemps, ce problème d’approvisionnement en eau a attisé la colère populaire qui a pris de l’ampleur dans la rue, pour aboutir à un soulèvement mené par le mouvement Gen Z. Et ces derniers temps encore dans certaines localités, lors des manifestations nocturnes spontanées, les habitants ras-le-bol car toujours privés d’eau, ne décolèrent pas, interpellant les autorités que c’est l’une des revendications portées par la population.
Visiblement, la mise en service de la nouvelle unité de traitement d’eau à Mandroseza d’une capacité de 22.000 m3/jour, a résolu en partie ce problème récurrent, même si beaucoup reste à faire, avec le gap à combler qui s’élève actuellement à près de 60.000m3/jour.
En collaboration avec la Banque mondiale, le régime actuel cherche à résoudre ce problème le plus vite possible dans le cadre du cinquantenaire de cette société d’eau et d’électricité. Mais, encore faut-il se préparer à affronter la période d’étiage où le cours et le débit de cours d’eau, atteignent leur point le plus bas.
En tout cas, l’eau est de retour. Et la population est invitée à adopter des pratiques de gestion durable de l’eau, afin d’éviter une période encore plus dure que fin 2024 – début 2025. La saison sèche commence à peine, alors mieux vaut prévenir que guérir, en réduisant le gaspillage
Même s’il est pratiquement impossible d’empêcher les nappes phréatiques de s’épuiser si la nature décide ainsi, l’on pourrait amortir le choc en adoptant des gestes adaptés. Entre autres, avoir l’habitude de constituer toujours des réserves d’eau pour parer à toute éventualité et ne pas les gaspiller, tout en maintenant une bonne hygiène. On n’est qu’au mois de mai, la prochaine saison des pluies ne débutera que dans six…
LR




