Police de la route: retour annoncé des sanctions

Fin de la tolérance et de l’anarchie. Après plus de sept mois de suspension, la Police de la route (PR) reprend du service avec comme mission de sanctionner les infractions et les délits routiers, devenus monnaie courante ces derniers temps, notamment dans la Capitale.

Excès de vitesse, violation au code de la route, non-respect du cahier des charges pour le transport en commun…les sanctions sont de retour. Et les contrevenants sont maintenant avertis. La Police de la route veille désormais au grain et sera de nouveau déployée dans la région Analamanga.
Dans cet objectif, les parties prenantes ont tenu, hier à l’Ecole nationale supérieure de police (ENSP) Ivato, un atelier portant sur la «Syner­gie pour une route plus sûre, vers une reprise coordonnée de l’application des sanctions routières». Une mise au point nécessaire pour mettre fin aux dérives de la route et aux comportements irrespon­sables pouvant exposer les autres usagers de la route et les piétons à de graves dangers.
D’après le directeur ré­gional de Sécurité publique (DRSP) Analamanga, le Commissaire principal de police Alain Adonis Rafali­manana, « depuis janvier, plus de 40 personnes ont perdu la vie dans un accident de la route, rien que dans la région Analamanga, impliquant des véhicules particuliers et des deux-roues ».

Après la sensibilisation, les sanctions

Pour le Directeur général de la police nationale (DGP N), le contrôleur général de Police, Jean Victor Tsaramo­nina Ravony, «A force d’être tolérante, la police de la circulation a perdu son autorité. Il a indiqué à cette occasion que les sanctions routières prévues par le texte en vigueur seront de nouveau appliquées à travers le pays, à commencer dans la région Analamanga.
«Une importante sensibilisation a été faite auprès des usagers durant ces quelques mois. Beaucoup ont suivi les instructions, d’autres ont pris notre tolérance comme un signe de faiblesse. C’est pourquoi, nous allons appliquer à nouveau les sanctions. Cet atelier nous permet de réfléchir sur les stratégies à adopter, conformément aux cadres juridiques opérationnels allant dans ce sens», a-t-il expliqué.

Délai d’une semaine

La police nationale accorde une semaine aux usagers de la route pour se conformer aux règles en vigueur. Le vice-président de l’Assemblée nationale, Fetra Ralambozafimbololona, a d’ailleurs invité les participants à cet atelier, à préparer un projet de loi pour durcir les sanctions à l’encontre des récalcitrants.
Parmi les points forts évoqués durant l’ouverture de l’atelier d’hier, l’appel du contrôleur général de police Albert Estel Ainanirina, Directeur des transports et de la mobilité urbaine (DTMU) au sein de la CUA à l’endroit de ses pairs, relatif à l’application de la loi sans distinction de statut ni de fonction.
Pour le PDS de la CUA, Fenoherintsoa Ralambo­manana, «Aucun développement ne peut se réaliser sans le respect des règles». A noter que l’atelier d’hier, à l’initiative de la DTMU, a vu la participation de toutes les entités concernées, en l’occurrence la police nationale, la gendarmerie nationale, la police municipale et les représentants des usagers de la route.

LR

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