Dans le collimateur de la Justice: Antoine Rajerison se dit victime d’une persécution politique

La Justice a transmis à l’Assemblée nationale une demande de levée de l’immunité parlementaire du député Antoine Rajerison, élu à Arivonimamo, dans le cadre d’une affaire liée à des soupçons d’actes de déstabilisation et de financement présumé en lien avec Yves Rajoelina. Le député a fermement rejeté ces accusations, affirmant être victime de persécution politique, lors d’un point de presse tenu hier à Tsimbazaza.

L’affaire a suscité de nombreuses réactions dans la classe politique, suite à une « information sûre », selon son auteur, re­layée sur les réseaux sociaux affirmant que « plusieurs personnalités et responsables seraient impliqués dans un projet présumé de déstabilisation et de renversement du pouvoir ». Et parmi les personnes citées, Antoine Rajerison, aurait reçu de l’argent provenant de Yves Rajoelina, pour mener des actes de déstabilisation.
Et l’auteur de continuer, « ce ne sont pas les prises de position politiques qui inquiètent, mais plutôt d’éventuelles actions susceptibles de troubler l’ordre public et de menacer les institutions en place ». Cette publication affirme également dis­poser de preuves et soutient que « Yves Rajoelina aurait photographié les personnes ayant reçu de l’argent de sa part », dont le député An­toine Rajerison.

Antoine Rajerison se défend

Face à ces accusations, le parlementaire estime qu’« il n’est pas acceptable que des élus soient victimes de poursuites ou de pressions politiques pour leurs posi­tions politiques».
Selon lui, les attaques dont il fait l’objet, se seraient intensifiées après les recours qu’il a déposés auprès de la Haute Cour Constitu­tionn­elle (HCC) et ses prises de position fermes dans le con­texte actuel.
« Je n’ai jamais rencontré Yves Rajoelina ». Il ajoute que ses comptes et sa situation fiscale, auraient déjà fait l’objet de vérifications par les autorités compétentes.
D’après lui, cette affaire serait liée à ses positions et à ses interventions dans le débat politique actuel, alors qu’« il faut dénoncer les dérives dans la gestion du pays et les responsables politiques doivent rester fidèles à leurs convictions. Je continuerai à défendre mes positions, même en cas de poursuites judiciaires ou de levée de mon immunité parlementaire ».
Pour sa part, la ministre de la Justice Fanirisoa Ernaivo, a souligné que « la procédure ne serait pas liée aux prises de position politiques, mais à des soupçons de financement pouvant être liés à des faits de déstabilisation ». La balle est maintenant dans le camp de l’Assemblée nationale.

S.A

Partager sur: