En arrière toutes !

Comme le projet de Loi des finances initiale (LFI) prévoyant la réintroduction de la taxe sur les véhicules à moteur (TVM), a déjà été passé comme une lettre à la poste, à l’Assemblée nationale au mois de novembre 2025, à Tsimbazaza, il n’y a aucune raison pour que le texte n’entre pas en vigueur, se disait peut-être la direction générale des impôts, avant d’enclencher la vitesse supérieure, sans penser que cela pourrait soulever de vives contestations des assujettis et un tollé des automobilistes. On dénonce une décision affligeante et une taxe écrasante qui vont peser lourdement sur le budget et le pouvoir d’achat des ménages, d’autant que les montants dépassent l’entendement, dans un contexte de disparité socioéconomique.

Certes les députés ont adopté la TVM, mais l’opinion publique l’a rejetée. Cela en dit long sur la perte de confiance dans les institutions, en l’occurrence l’Assemblée nationale, sous le feu des critiques car elle a failli à sa mission de contrôle et d’évaluation de projet de loi aussi bien durant la séance plénière que les travaux de commission, avant son adoption.

Et quand l’opinion publique désavoue l’Assemblée nationale, un signal de manque de crédibilité de l’Institution, le gouvernement est contraint de faire machine arrière et devrait faire des concessions. C’est une motion populaire de rejet permettant d’affiche leur désaccord avec la TVM, alors que c’est un véritable camouflet pour l’Exécutif, de peur que cette taxe « vexatoire » ne risque de provoquer des vastes soulèvements collectifs contre l’impôt et une révolte antifiscale. En tout cas, le message est passé. L’adhésion des citoyens est loin d’être acquise. Et en arrière toutes !

JR.

Partager sur: