Non aux coupes budgétaires : le « Tambaben’ny mpitolona » donne un ultimatum de 48h à Tsimbazaza

Le collectif Tambaben’ny mpitolona, élève la voix contre les coupes budgétaires touchant les ministères de l’Education et de l’Agriculture.
Lors d’une déclaration officielle, hier à Ampefiloha, l’organisation a lancé un ultimatum de 48 heures à l’Assemblée nationale, pour réexaminer en urgence le Projet de Loi de Finances Rectificative (PLFR 2026). Le groupement se présentera devant l’Assem­blée nationale ce vendredi, pour porter directement ses revendications et ses préoccupations concernant le PLFR 2026.
Selon les chiffres présentés dans le PLFR 2026, le budget du ministère de l’Education nationale est passé de 2.315 milliards d’ariary à 2.183 milliards d’ariary. Et celui du ministère de l’Agriculture et de l’élevage a été réduit de 957,5 milliards d’ariary à 922 milliards d’ariary.
Pour le groupement, réduire les fonds publics alloués à ces piliers du développement, est inacceptable. Selon ses membres, le soutien à l’éducation ainsi qu’à la production agricole devrait au contraire être renforcé face aux difficultés rencontrées par la population.
Le Tambaben’ny mpitolona rappelle que les députés ont la responsabilité de répondre aux préoccupations de la population, lors de l’examen du PLFR 2026, et de revoir les dispositions relatives au budget à doter à ces ministères jugés prioritaires. Selon eux, les difficultés sont déjà accrues dans les établissements scolaires et en milieu rural. Réduire les financements risquerait d’aggraver la situation.
Par ailleurs, le mouvement a également pointé du doigt le manque de redevabilité de certains députés envers leurs électeurs, estimant que certaines décisions prises au sein de l’Assemblée nationale, ne correspondent pas aux attentes de la population.
Lors de cette déclaration, le Tambaben’ ny mpitolona a aussi appelé les jeunes à rester vigilants face aux affaires nationales et à défendre les acquis démocratiques et sociaux durant la lutte pour les réformes en profondeur des Institutions. Le mouvement affirme que les changements exigés par les citoyens doivent aboutir à des résultats concrets en faveur de la population.

S.A

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