Cacao: le CNC défend son bilan et détaille son travail de terrain

Face aux critiques qui mettent en doute son utilité, le Conseil national du cacao (CNC) revendique un bilan tangible. Son directeur exécutif, Gregory Rabeson, affirme que l’institution agit au quotidien pour défendre les intérêts des producteurs, préserver la réputation du cacao malgache et préparer l’avenir de la filière sur les marchés internationaux.

«Beaucoup parlent du CNC sans connaître réellement ses missions. Pourtant, notre travail est concret », explique Gregory Rabeson. « Nous accompagnons les producteurs, nous protégeons la qualité du cacao malgache et nous défendons les intérêts de Madagascar dans les grandes instances internationales », lance-t-il.

Créé en 2016, le CNC rassemble l’État et les acteurs privés de la filière. Sa mission consiste à organiser le secteur, améliorer sa compétitivité et garantir un développement durable. L’institution supervise notamment le laboratoire d’analyse d’Ambanja, où chaque lot destiné à l’exportation est contrôlé afin de préserver la réputation du cacao malgache, reconnu parmi les meilleurs cacaos fins et aromatiques du monde.

Le CNC accompagne également les producteurs à travers des formations sur les bonnes pratiques agricoles, la fermentation, le séchage, la lutte contre les maladies et l’adaptation au changement climatique. Depuis novembre 2025, il publie aussi un prix de référence national destiné à améliorer la transparence du marché et à mieux valoriser le cacao malgache.

Diplomatie, qualité, production

Et en dépassant le territoire national, le Conseil joue aussi un rôle de représentation. Les 22 et 23 juin derniers, à Bruxelles, la délégation malgache a participé aux réunions de l’Organisation internationale du cacao (ICCO). Elle y a défendu une rémunération plus juste des producteurs et pris part aux discussions sur les futures normes internationales du cacao et du chocolat.

« Madagascar ne peut pas rester spectateur lorsque se décident les règles qui encadrent notre principal marché d’exportation. Nous devons participer aux négociations et faire entendre la voix de nos producteurs », souligne Gregory Rabeson.
Le directeur exécutif rappelle que le CNC prépare également la filière aux nouvelles exigences européennes en matière de traçabilité et de lutte contre la déforestation. « Notre rôle est d’anticiper les évolutions internationales afin que le cacao malgache conserve son accès aux marchés premium. Nous travaillons pour que la qualité exceptionnelle de notre cacao bénéficie davantage aux producteurs et à l’économie nationale », conclut-il.

Arh.

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