Chaque année, à l’approche du baccalauréat, les mêmes rumeurs circulent sur les réseaux sociaux, au sujet d’une fuite de sujets, suscitant une certaine appréhension chez les candidats et les parents. Et la vente des faux sujets explose, ce qui n’arrange pas les choses. Chaque année aussi, face à la même situation, le ministère de l’Enseignement supérieur tente de rassurer l’opinion publique en rappelant les dispositifs de sécurité mis en place. Mais au-delà des mesures strictes, c’est une question de confiance qui est posée.
Le baccalauréat est bien plus qu’un examen. C’est une porte d’entrée vers les études supérieures, le premier grand défi académique de la vie d’un élève. Sa crédibilité doit être indiscutable, reposant sur le principe de la légalité des chances que le ministère de tutelle a pour mission de veiller au respect. Si toutes les conditions ne sont pas remplies et que les épreuves se déroulent dans un climat peu serein, le diplôme risque de perdre de sa valeur.
Il faut reconnaître que les autorités déploient d’importants moyens pour sécuriser les épreuves, avec des procédures strictes et selon un protocole rigoureux. Transport sous haute surveillance, des enveloppes scellées…rien ne sera laissé au hasard. Ces efforts traduisent ainsi une volonté réelle de garantir l’intégrité de l’examen.
Pourtant, une simple rumeur pourrait instiller le doute dans l’esprit des candidats et de leurs familles. Le véritable danger ne réside pas uniquement dans une éventuelle indiscrétion, mais dans la banalisation de la fraude.
Cela étant, la lutte contre ce phénomène ne relève donc pas de la seule responsabilité de l’administration. Elle concerne aussi les enseignants, les parents, les candidats et même les utilisateurs des réseaux sociaux, à commencer par le refus de relayer des documents d’origine douteuse. Au moment où des milliers de jeunes s’apprêtent à franchir une étape décisive de leur parcours, chacun doit se rappeler qu’un succès obtenu honnêtement vaut infiniment plus qu’une victoire acquise par la tricherie. Simple, à priori, mais la réalité est tout autre.
Rakoto




