Fly-over d’Anosizato: 7,08 milliards d’ariary d’indemnisation d’expropriation, 418 biens concernés

Le montant total de l’indemnisation des biens et des personnes expropriés, dans le cadre du projet « Fly-over d’Anosizato » s’élève à plus de 7,08 milliards d’ariary, soit environ 1,6 million de dollars, selon les informations fournies par les responsables, au cours des consultations publiques, hier au gymnase couvert de Mahamasina.

Cette démarche s’inscrit dans le cadre de l’évaluation environnementale et sociale imposée par le décret Mecie. Les parties prenantes, les autorités et les habitants directement concernés, ont ainsi passé en revue toutes les procédures essentielles requises, en l’occurrence l’indemnisation des biens et des personnes à exproprier. A ce sujet, les responsables ont annoncé que le montant total de l’indemnisation des biens et des personnes expropriés, s’élève à plus de 7,08 milliards d’ariary, soit environ 1,6 million de dollars.
D’après le recensement réalisé en février 2024, «418 biens sont concernés par le projet», dont 232 habitations, 30 constructions annexes, 53 clôtures et portails, 18 terrains domaniaux, 17 terrains titrés et 68 terrains arborés. Au total, 215 personnes touchées par le Plan de réinstallation involontaire (Pri).
Le premier lot des travaux, prévu débuter au mois d’août et durer 24 mois, comprend la construction d’un ouvrage dénivelé au rond-point d’Anosizato, des voies d’accès ainsi que deux nouveaux ponts sur le fleuve Ikopa. Les travaux devraient durer 24 mois. Et les responsables du ministère des Travaux publics ont rappelé que l’évaluation environnementale est menée par l’Office national pour l’environnement (ONE) depuis septembre 2024. Les riverains ont, de leur côté, formulé «leurs préoccupations, observations et propositions» afin d’améliorer l’initiative.
«Aucune habitation ne sera démolie avant le versement des indemnisations aux personnes concernées», ont assuré les autorités, en rappelant surtout que «le projet Fly-over d’Anosizato vise à fluidifier la circulation au carrefour des RN1 et RN58A, à réduire les embouteillages et à améliorer le transport des personnes et des marchandises dans la capitale ».
Les autorités ont précisé que la circulation sera maintenue durant la première phase des travaux, malgré des perturbations temporaires. Le responsable du mi­nistère des Travaux publics, Peterson Léonardo Ranaivo­soa, a assuré que «le pont existant restera en service jusqu’à l’achèvement complet des deux nouveaux ouvrages». Il a reconnu que «des perturbations de la circulation sont inévitables pendant le chan­tier». Un pont métallique Bailey sera installé sur l’ancienne RN1 et un dispositif de régulation sera assuré par la Police et la Gendar­me­rie.

Permis environnemental
De son côté, Andrianaivo Tsilavina Rabefarihy, représentant de l’ONE, a rappelé que «l’obtention du permis environnemental est une étape incontournable avant le démarrage des travaux». Il a souligné que «les consultations publiques ont permis de re­cueil­lir les avis des populations et des parties prenantes, lesquels seront examinés par le Comité technique d’évaluation en complément des analyses techniques».
Les différents départements ministériels concernés par le projet prévoient également un mécanisme de gestion des plaintes privilégiant la médiation locale avant tout recours judiciaire. Les observations des citoyens peuvent être consignées dans les registres ouverts dans les fokontany concernés, lors des réunions publiques ou via les plateformes de l’ONE. Les conclusions de cette consultation serviront de base au comité technique d’évaluation.

Arh.

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