La formation des formateurs nationaux dans le cadre de la mise en œuvre de la concertation nationale au CCI Ivato, prend fin aujourd’hui. L’objectif du FFKM est clair, placer la fidélité à la parole citoyenne au cœur du processus. La coordination générale affirme que les aspirations recueillies auprès de la population, devront être restituées sans être modifiées, pour servir de base aux futures orientations de la Refondation.
Selon le Révérend Père Germain Thierry Randriamirantsoa, porte-parole de la coordination générale, le FFKM prépare depuis près d’un an, c’est-à-dire avant l’avènement du régime actuel, la concertation nationale et les discussions liées à la Refondation. La session de formation au CCI Ivato prépare ceux qui seront chargés de mener les consultations sur le terrain.
« Dans cette démarche, on donne véritablement la parole à tous les Malgaches, sans filtre ni censure», explique le responsable religieux. L’objectif est de permettre aux citoyens d’exprimer leurs attentes, leurs besoins et leurs propositions concernant aussi bien le développement de leur fokontany que celui de leur commune, de leur région et du pays dans son ensemble.
D’après le porte-parole du FFKM, 510 personnes suivent actuellement la formation des formateurs. Leur mission consiste à former ceux qui vont recueillir les informations et les aspirations de la population au cours des consultations.
Le FFKM insiste sur la nécessité d’obtenir des données « fiables » et « exactes », directement issues des citoyens. La formation doit ainsi permettre d’harmoniser les méthodes de collecte et de restitution avant le déploiement des équipes dans les différentes collectivités territoriales. Le dispositif doit ensuite être étendu dans les régions, les districts et les communes.
Restitution fidèle
La promesse du FFKM est sans ambiguïté, à savoir ne pas modifier la substance des propositions recueillies auprès de la population. « Ce que le peuple aura exprimé ne devra pas être modifié », affirme le Révérend Père Germain Thierry Randriamirantsoa, en rappelant que « le peuple est souverain ».
Dans son approche, le processus doit assurer une remontée directe des préoccupations de la population vers les instances chargées de construire les futures orientations institutionnelles et politiques du pays. Les résultats, selon le porte-parole, serviront de base à l’élaboration des lois et des actions gouvernementales en vue de la 5e République.
Le FFKM appelle déjà ceux qui participeront à la collecte des informations à mesurer l’importance de leur responsabilité. Le porte-parole évoque une « mission sacrée », soulignant ainsi l’importance du travail des futurs acteurs de terrain. Ces derniers seront les premiers intermédiaires entre la population et les instances chargées de compiler les résultats de la Concertation nationale.
Tivo Rasam




