Après avoir composé dans les centres d’examen, plusieurs candidats du baccalauréat issus des zones périphériques d’Antananarivo ont rencontré des difficultés pour regagner leur domicile. A Ambohidratrimo, Anosiala, Antehiroka ou encore Talatamaty, l’insuffisance des moyens de transport en fin de journée a provoqué de longues attentes et inquiété candidats et parents.
La situation a notamment été constatée aux alentours du Lycée Ambohidratrimo Anosiala, dans la soirée. Après la fin des épreuves, plusieurs candidats et accompagnateurs se sont retrouvés sans solution de transport. Beaucoup attendaient notamment le passage des bus Foton sur la RN4 en direction d’Ambohidratrimo.
Les candidats des communes d’Antehiroka, Talatamaty, Ambohidratrimo et Alakamisy appellent à une attention particulière des responsables, ces localités étant éloignées des centres urbains. Des plaintes concernent également certains taxis-be desservant ces lignes. Selon des usagers, plusieurs véhicules auraient changé d’itinéraire, fait demi-tour avant leur destination ou refusé de prendre des passagers en raison de la forte affluence. Certains auraient même retiré leur plaque d’itinéraire. Des pratiques tarifaires jugées irrégulières sont aussi dénoncées. Face à cette situation, des initiatives locales ont été prises. La commune de Talatamaty a notamment mis à disposition un véhicule pour transporter les candidats inscrits au préalable, afin de faciliter leur retour après les épreuves.
Au total, 233.538 candidats participent au baccalauréat cette année, contre 222.330 en 2025, soit une hausse de 5,04%. L’ouverture officielle des enveloppes contenant les sujets s’est tenue au Lycée JJ Rabearivelo et au Lycée technique de Mahamasina afin de renforcer le contrôle et la transparence. La cérémonie a été présidée par la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Pr Ndaohialy Manda-Vy Ravonimanantsoa, en présence de la ministre de l’Education nationale et du ministre de l’Enseignement technique et de la formation professionnelle.
Des incidents qui ternissent le début des épreuves
Parallèlement aux difficultés de mobilité, plusieurs incidents ont marqué les premières journées du baccalauréat dans différentes régions.
A Miandrivazo, neuf candidats ont été victimes d’un accident de la route alors qu’ils se rendaient à leur centre d’examen. Huit d’entre eux n’ont pas pu participer aux épreuves.
A Ambilobe et Bezaha, deux personnes soupçonnées d’avoir tenté de composer à la place de candidats ont été interpellées. Plusieurs candidats ont également été exclus après avoir introduit clandestinement des téléphones portables dans des centres d’examen, alors que les téléphones, montres connectées et calculatrices programmables sont interdits.
Dans la province de Toliara, l’opération
« Bac Malio 2.0 » vise à garantir la transparence et à lutter contre les fraudes. Le centre d’examen du Lycée Laurent Botokeky a été supprimé en raison de la forte circulation de personnes aux alentours de l’établissement. Les contrôles ont été renforcés avec la collaboration du Bianco afin de préserver l’intégrité de l’examen.
Cette session se distingue également par la diversité des profils des candidats. Le plus jeune est âgé de 10 ans et compose au centre de Moramanga Toamasina, tandis que le plus âgé, âgé de 67 ans, passe les épreuves au centre d’Imito, dans la province de Fianarantsoa.
Fahranarison




