Début de mise en œuvre du projet de Plateforme Multimodale Logistique et Portuaire de Toamasina (PMLPT). Sur le site où celle-ci sera implantée à Tsarakofafa, le coup d’envoi des travaux d’aménagement et de libération le Port sec III a eu lieu hier.
La PMLPT s’inscrit dans le cadre de la vision Spat 2.0 et a pour objectif la modernisation des infrastructures de transport et de logistique, dans une logique d’amélioration des performances du port de Toamasina. Les travaux d’aménagement du Port sec III qui accueillera la structure, ont ainsi démarré hier.
En d’autres termes, ces travaux de Tsarakofafa constituent la première étape de ce projet stratégique qu’est la PMLPT. Concrètement, cette plateforme prévoit notamment d’une aire de stationnement pouvant accueillir jusqu’à 500 camions, des bâtiments administratifs et d’infrastructures logistiques, de nouvelles voies de circulation, ainsi que divers équipements et infrastructures destinés à accompagner la croissance et le développement du Port de Toamasina.
«Une fois pleinement opérationnelle, la PMLPT devrait générer des retombées importantes et durables. Elle contribuera notamment à réduire la congestion routière aux abords du port et dans la ville, à améliorer la circulation des marchandises et les échanges commerciaux, ainsi qu’à accroître l’efficacité de la chaîne logistique», a-t-on souligné auprès de la Spat.
A terme, elle insufflera des retombées économiques, d’abord pour le port de Toamasina lui-même, pour la région, et le pays, en l’occurrence la création d’emplois et autres activités génératrices de revenus, l’attractivité et la compétitivité de la Grande île.
« Etat de droit et dignité humaine »
Historiquement, ce début de travaux fait suite à une décision de justice datant de 2025 et ordonnant que les personnes qui occupaient les lieux sans droit ni titre libèrent l’emprise du Port sec III, le terrain appartenant à la Spat. Pour autant, cette dernière n’a pas procédé immédiatement à son exécution, ni à une quelconque expulsion. En lieu et place, elle a entamé un processus de concertation et de dialogue afin de trouver une solution judicieuse. En effet, il est notamment apparu dans les échanges que certaines familles ont été victimes d’escroquerie ou de transactions foncières irrégulières.
Parmi les mesures prises figure la mise en place d’un guichet unique destiné à recenser les ménages concernés, ainsi qu’à coordonner leur relocalisation. Puis la Spat a attribué une parcelle de 250 m² au Port Sec II, à chaque ménage recensé ayant accepté de quitter volontairement les lieux. D’autres dispositifs de sécurisation foncière seront déployés à travers le bornage et la délimitation des parcelles, la mutation des droits de propriété et l’établissement d’un titre foncier au nom de chaque bénéficiaire. «Ces dispositions visent à permettre aux familles concernées de disposer d’un patrimoine foncier légal, sécurisé et durable. La mise en œuvre de ce projet se fait dans le respect de l’État de droit, tout en accordant une attention particulière à la dimension sociale et aux conditions de vie des familles», a-t-on fait savoir.
N.R.




