Grâce à la plateforme Harena et au soutien de l’Unesco, l’Université d’Antananarivo accélère la sauvegarde de ses archives anciennes pour les rendre accessibles aux chercheurs et aux générations futures.
Des pages d’histoire qui risquaient de disparaître prennent désormais le chemin de la pérennisation numérique. A travers la mise en place de la plateforme numérique Harena, l’Université d’Antananarivo engage une nouvelle étape dans la préservation de son patrimoine documentaire, en misant sur la numérisation des ouvrages et archives conservés au sein de sa Bibliothèque et archives universitaires (BAU).
Du 28 au 31 juillet, une vingtaine de membres du personnel de la BAU a bénéficié d’une formation spécialisée sur la numérisation des documents anciens. Une initiative réalisée avec l’appui de l’Unesco, à travers son programme « Mémoire du Monde », qui vise à protéger et valoriser les patrimoines documentaires menacés.
Sauvegarder la mémoire scientifique et historique
Au-delà d’un simple transfert des documents vers des supports numériques, cette démarche répond à un enjeu majeur : préserver la mémoire scientifique et historique de l’Université tout en facilitant son accès. Les archives universitaires constituent en effet une source précieuse pour la recherche, l’enseignement et la transmission des connaissances.
Animée par Paul Gatavu, de l’Université de Bujumbura au Burundi, la formation a permis aux participants de renforcer leurs compétences dans plusieurs domaines clés, notamment la conservation préventive, la manipulation des documents fragiles et les techniques de numérisation adaptées aux archives anciennes. Cette montée en compétences des équipes de la BAU représente un levier essentiel pour garantir la qualité et la durabilité du processus de digitalisation.
Fahranarison




