Humanisation de la détention: bilan positif pour le programme « Fanarenana »

Lancé en 2020 dans l’objectif d’améliorer et d’humaniser les conditions de détention dans les établissements pénitentiaires, le programme « Fanaranena », financé à hauteur de 5 millions d’euros par l’Agence française de développement (AFD), s’est achevé sur un bilan très positif, lors d’une cérémonie de clôture, hier au Le Pavé Antaninarenina.

D’après les résultats partagés, il y a des avancées. A citer, la réhabilitation de cinq infirmeries, la prise en charge de plus de 1.000 personnes détenues atteintes de tuberculose, du VIH ou du paludisme, le traitement de 190 cas de malnutrition aiguë sévère. A cela s’ajoute le déploiement d’activités génératrices de revenus et de formations professionnelles diplômantes en faveur des détenus, favorisant ainsi leur réinsertion socioéconomi­que.

Le programme a également permis d’expérimenter un modèle inédit d’un établissement pénitentiaire, grâce à la plateforme « Ma­rolafy » mise en place à la Maison Centrale d’Ambo­sitra, ainsi que la structuration de comités de soutien aux personnes détenues (CSPD) et de comités d’hygiène, aujourd’hui opérationnels et dotés de plans d’action pérennes.
A part l’AFD et le ministère de la Justice via l’Ad­mi­nistration pénitentiaire, plusieurs partenaires ont participé à la mise en œuvre de « Fanarenana » auprès d’une treizaine de prisons. Entre autres, Humanité & Inclu­sion, Gret, Agrisud Interna­tional, Grandir Dignement, Sentinelles, Ordre de Malte France, Douleurs Sans Fron­tières, Ekar CES, Jardin du Monde, People Power In­clusion et ACDEM.

Sera R.

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