Thierry Rakotonarivo a réagi aux déclarations du président de la Refondation, le colonel Michaël Randrianirina, qui a évoqué la tenue des élections pour juillet 2027, lors de sa rencontre avec le président sud-africain Cyril Ramaphosa. La Commission électorale nationale indépendante (Ceni) estime qu’ organiser la présidentielle selon cette échéance, est techniquement réalisable. Pour son président, Thierry Rakotonarivo, «aucun obstacle d’ordre technique ne devrait empêcher la tenue d’un scrutin à cette échéance».
«Ces déclarations traduisent la volonté d’aller vers les élections. Un signal indiquant que le président de la Refondation n’entend pas prolonger indéfiniment l’exercice du pouvoir au-delà de la période annoncée», indique le président de la Ceni.
Selon les explications du responsable de la Ceni, la révision de la liste électorale devrait être achevée en avril 2027. Le fichier électoral serait ainsi disponible plusieurs mois avant le calendrier électoral envisagé, permettant à l’organe chargé de l’organisation des élections de poursuivre les préparatifs nécessaires.
La faisabilité technique du scrutin ne constitue toutefois qu’un volet du processus électoral. Thierry Rakotonarivo souligne également la nécessité d’améliorer les conditions d’organisation des prochaines élections et appelle, dans ce sens, l’ensemble des forces politiques concernées à soumettre leurs propositions.
Cette invitation ouvre ainsi la voie à des discussions pour améliorer le processus électoral avant l’échéance de 2027. Pour le président de la Ceni, la préparation du scrutin devra donc s’appuyer à la fois sur la finalisation des listes électorales et sur la contribution des différents acteurs politiques.
Tivo Rasam




