La fiscalité appliquée au riz importé connaît un nouveau revirement, certes au détriment des producteurs locaux, après que le Conseil des ministres d’hier, a approuvé la communication verbale portant sur la suspension temporaire des taxes sur le riz importé. Pour rappel, le dispositif initial prévoyait un droit de douane de 20 % et une TVA de 5 % sur le riz de luxe importé, approuvé en Conseil des ministres du 19 août.
D’après les explications fournies, cette suspension temporaire a pour objectif de renforcer l’approvisionnement du marché intérieur et à répondre aux besoins des consommateurs. Le gouvernement entend ainsi faciliter l’entrée du riz importé notamment pour alimenter les stocks, réguler l’offre.
Cette nouvelle mesure gouvernementale intervient dans un contexte où la Grande Ile demeure fortement dépendante du riz importé sachant qu’au premier semestre 2026, plus de 408.000 tonnes de riz auraient déjà été importées, dont une part importante de riz considéré comme haut de gamme.
Et déjà, les réactions des producteurs locaux sont attendues. Pour eux, la réintroduction d’un droit de douane de 20% et de la TVA de 5% sur le riz de luxe importé, inscrite dans la loi de finances rectificative 2026, vise non seulement à protéger les agriculteurs malgaches, mais aussi à réduire la dépendance aux importations et accélérer la marche vers l’autosuffisance alimentaire.
En tout cas, le gouvernement entend évaluer les effets de cette suspension sur les importations, les stocks disponibles et les prix du riz sur le marché national.
Jean Riana




