Hier, le ministre de la Jeunesse et des Sports, Alain Désiré Rasambany, a une nouvelle fois pris la parole sur le dossier qui hante le football malgache depuis des lustres, la remise aux normes du Stade Barea de Mahamasina, toujours pas homologué par la Confédération africaine de football (Caf).
Dans un ton rassurant, Alain Désiré Rasambany a affirmé que
« l’appel d’offres sera finalisé d’ici la fin du mois d’août ». Dès septembre, les entreprises retenues seront connues. Elles auront pour mission de remettre en état la pelouse hybride, de construire les vestiaires du terrain annexe, et de procéder à la réfection de la descente des gradins ainsi que des gradins eux-mêmes, pour une durée de trois à quatre mois. Objectif officiel : achever les travaux de mise aux normes au début de l’année prochaine.
Et en vue de la future demande d’homologation, les critères exigés par la Caf ont été intégrés dans le cahier des charges, de même que
le profil d’entreprises déjà agréées par l’instance continentale et ayant déjà travaillé avec elle.
Pour rappel, à l’issue de la passation de service, le ministre avait qualifié le Stade Barea de « dossier emblématique que nous devons résoudre ». Il avait promis la création d’un comité technique pour lever les points de blocages et accélérer
l’homologation. Quelques jours plus tard, il annonçait le retour de la tutelle du stade sous l’égide du ministère de la Jeunesse et des Sports, afin que celui-ci redevienne un véritable acteur moteur et non un simple validateur administratif. La tutelle technique a effectivement basculé mi-novembre 2025. A l’époque, l’ambition était déjà de déposer une nouvelle demande d’homologation dès janvier 2026 et d’obtenir le sésame dans le courant de l’année.
La réalité du terrain
Fin novembre 2025, après une visite technique, Rasambany estimait que 80 à 90% des huit recommandations de la Caf, avaient été réalisées. Il appelait à ne pas se précipiter, tout en martelant la nécessité d’obtenir l’homologation « le plus vite possible ».
Puis en janvier 2026, lors d’une rencontre avec les présidents de fédérations, le ministre indiquait que la pelouse serait remplacée par un gazon semi-hybride ou hybride et que le stade ne pourrait accueillir aucun match, même amical, avant septembre au plus tôt, en raison des délais de commande et d’installation. Dans la foulée, il se rendait au Caire pour s’imprégner de l’expertise égyptienne sur les surfaces hybrides et la gestion d’enceintes homologuées.
Fin février, l’échéance était fixée à juin 2026. Il ne restait plus, selon lui, que deux points à finaliser : la pelouse et les vestiaires du stade annexe. L’objectif était de viser l’obtention d’une
« homologation durable », et non une autorisation limitée à un seul match. En avril,
le calendrier se resserrait autour d’un délai maximal de six mois pour la pelouse. Début mai, après un Conseil des ministres, l’Etat prenait officiellement en charge l’intégralité des travaux restants. Les procédures de marchés publics devaient être lancées « dès cette semaine », avec l’espoir de disposer du stade capable d’accueillir des matchs officiels dès septembre 2026, notamment dans le cadre des qualifications à la Can 2027.
Aujourd’hui, à la mi-août 2026, le Stade Barea figure toujours parmi les quatorze enceintes africaines non homologuées selon la dernière liste publiée par la Caf. Les matchs à domicile de l’année en cours, qu’il s’agisse des éliminatoires continentaux ou des interclubs sont délocalisés.
Naisa




