Réunis hier à Ankerana, les acteurs de la société civile ont examiné la situation du secteur minier et formulé plusieurs propositions. L’objectif est de faire remonter les préoccupations des communautés et de renforcer la participation des citoyens aux choix concernant l’avenir du secteur.
Les participants soulignent le rôle important de la société civile dans le développement de cette industrie. Au- delà de la formulation de propositions, celle-ci intervient également dans l’information et la sensibilisation des citoyens, notamment en faisant remonter les réalités vécues par les populations locales.
Après plus de vingt ans d’activités minières impliquant des opérateurs nationaux et étrangers, la rencontre a permis de dresser un bilan des acquis et des difficultés rencontrées. Les échanges ont également porté sur les orientations à retenir pour les prochaines années.
La collecte des préoccupations exprimées par les organisations et les communautés issues de différentes régions constitue l’un des principaux objectifs de la rencontre. Ces propositions doivent servir à élaborer des recommandations destinées aux autorités et alimenter les travaux de la concertation nationale sur le secteur minier.
La société civile a également participé aux discussions sur la réforme du cadre légal du secteur. Parmi les propositions avancées figure notamment l’objectif de porter à 80 % la part des travailleurs malgaches dans les projets miniers. La question énergétique a également été soulevée, l’insuffisance de l’approvisionnement constituant, selon les participants, un frein au développement de la transformation et de la production locales.
Les conclusions de cette rencontre doivent servir de base aux prochaines étapes et être transmises aux responsables concernés. Pour les participants, l’enjeu est désormais de mieux intégrer les préoccupations de la société civile et les réalités du terrain dans les décisions relatives à l’avenir du secteur minier à Madagascar.
S.A.




