L’insécurité fait de nouveau surface dans la capitale et ses environs. Après une relative accalmie ces derniers jours, elle semble avoir repris de plus belle. La presse quotidienne et les réseaux sociaux se sont largement fait l’écho de la fusillade survenue à Andavamamba, au cours de laquelle deux femmes ont été prises pour cible, entraînant la mort de l’une d’elles. Les malfaiteurs étaient, à l’évidence, armés. Une question se pose dès lors : d’où viennent ces armes ? Qui les fournit aux bandits ?
Autre affaire particulièrement glaçante : le meurtre de deux jeunes femmes dont les corps ont été retrouvés à Ambohimanga Rova. Depuis vendredi dernier, leurs proches étaient sans nouvelles d’elles. Résidant à Manjakaray, elles avaient quitté leur domicile pour aller voir un film à Ambodivona. C’est là qu’elles ont été vues pour la dernière fois. Leurs téléphones ayant permis de les localiser du côté d’Ambohimanga Rova, les recherches ont finalement conduit à la découverte de leurs corps dans un ravin à Andranomatsatso. Elles auraient été tuées avec une extrême brutalité et pourraient également avoir été victimes de violences sexuelles.
Ces deux affaires ont profondément choqué l’opinion et suscité de vives réactions sur les réseaux sociaux comme au sein de la population. Nombreux sont ceux qui interpellent les responsables de la sécurité et leur demandent de se pencher sérieusement sur la recrudescence de l’insécurité. Ceux qui échappent à la
maladie et aux accidents de la route risquent désormais de tomber sous les coups des bandits. Et il n’est pas exclu que certains de ces actes soient commandités dans le but de semer le désordre et la peur.
Une chose est certaine : lorsque de tels faits se multiplient, les autorités sont immédiatement pointées du doigt, à tort ou à raison, pour leur incapacité à assurer la sécurité de la population.
Il est évidemment impossible de placer un agent des forces de l’ordre à chaque coin de rue, ni de surveiller chaque citoyen dans ses déplacements. Mais face à cette situation, il est urgent de mettre en place une stratégie sérieuse, cohérente et énergique pour enrayer cette spirale de violence.
Car il ne s’agit plus seulement de réagir à chaque fait divers. Il faut stopper l’hémorragie avant qu’elle ne devienne incontrôlable.
Rakoto




