Fondateur du Babaomby Island Lodge à Antsiranana, Nicolas Martin est avant tout un passionné de windsurf et de kitesurf. Cependant, son intérêt pour l’histoire en général et le fait de demeurer un certain temps à Madagascar, l’a également conduit à se pencher sur le passé du pays. Et il a écrit un livre de ses recherches, intitulé « Symboles royaux et rivalités à la cour d’Antananarivo sous le règne de Radama II ».
Proposé à un prix abordable, l’ouvrage est disponible dans plusieurs librairies de la capitale, notamment chez Mille Feuilles, Saint-Paul, Lecture et Loisir, ou encore Leader Price. « Il est important de partager ses recherches, de connaître l’Histoire et surtout de dire la vérité », déclare l’auteur.
Un éclairage nouveau sur Radama II
Durant le confinement, alors que certains se découvraient une passion pour l’art , comme la peinture ou la musique , Nicolas Martin s’est, pour sa part, plongé dans l’histoire de Madagascar. Il a consacré son temps à des recherches approfondies sur le prince Radama II.
« Aujourd’hui, avec Internet et la numérisation, les documents sont de plus en plus faciles d’accès. Des livres et des archives sont mis à disposition et certains contiennent des informations intéressantes sur Madagascar que nous ne connaissons pas forcément », explique-t-il. Son ouvrage rassemble ainsi des textes historiques et rassemble plusieurs images inédites qui permettent de porter un autre regard sur le règne de Radama II.
Son intérêt pour ce souverain est né après avoir découvert, à l’étranger, une médaille à son effigie. Depuis, Nicolas Martin s’intéresse aux objets liés au prince ainsi qu’aux différents aspects de sa vie.
« Nous avons une perception incomplète, voire parfois fausse, du roi, notamment lorsqu’on le présente comme celui qui a fait entrer la France à Madagascar. Pourtant, il était ouvert aux étrangers, qu’ils soient Français ou Anglais, et leur accordait des avantages similaires », raconte l’auteur.
Sorti pour la première fois en 2021, le livre a été édité par Niag. Nicolas Martin l’a ensuite réédité avec Eco Print. Cette troisième édition, publiée à l’étranger, en autoédition. « A chaque réédition, je trouve toujours quelque chose de nouveau à y ajouter », souligne-t-il.
De nouvelles recherches en cours
Aujourd’hui, Nicolas Martin poursuit ses recherches sur deux autres sujets. Le premier porte sur l’histoire d’Antsiranana, ses légendes et sa relation avec le Portugais Diego Suarez. Le second s’intéresse à la véritable histoire de Jean Laborde.
Pour l’auteur, ces recherches ne constituent pas seulement un travail personnel ; elles participent aussi à une meilleure connaissance de l’histoire du pays. Ainsi, écrire ce genre de livre est essentiel pour comprendre son passé et son peuple, car plusieurs points de cette histoire restent encore flous.
Holy Danielle




