Les rappels à l’ordre se multiplient Antananarivo. Travaux réalisés sur la voie publique sans autorisation, déchets abandonnés, eaux usées rejetées dans les canaux… la Commune urbaine d’Antananarivo veut remettre les règles au centre de la gestion de la capitale.
La municipalité rappelle désormais clairement qu’aucune intervention sur la voie publique ne peut être réalisée sans autorisation préalable, contrôle de ses services et engagement à remettre les lieux en état conformément aux normes exigées. Le message est tout aussi ferme en matière d’hygiène. La Commune annonce une opération de nettoyage avant l’application de sanctions contre certaines pratiques interdites. Les commerçants sont également rappelés à leurs obligations, dont celle de disposer du matériel nécessaire pour assurer la propreté autour de leurs lieux d’activité.
En tout cas, une capitale ne peut fonctionner correctement lorsque chacun peut creuser une route, abandonner des déchets ou utiliser les infrastructures publiques sans respecter les règles communes. La chaussée, les canaux, les trottoirs et les équipements urbains appartiennent à la collectivité. Leur dégradation finit toujours par être payée par l’ensemble des citoyens.
Le rappel des règles est donc nécessaire, mais il ne constitue que la première étape. Le véritable défi pour la Commune urbaine d’Antananarivo est celui de la continuité. Une opération coup de poing ponctuelle ne suffira pas à résoudre durablement les problèmes d’insalubrité. Une descente sur le terrain ne découragera pas durablement les travaux irréguliers si les contrôles ne se poursuivent pas. De plus, une sanction perd rapidement sa portée si elle n’est jamais appliquée.
La crédibilité de cette politique dépendra également de son équité. Les règles devront s’imposer aussi bien aux petits commerçants qu’aux entreprises, aux opérateurs de services publics ou à toute autre structure intervenant sur la voie publique. L’autorité municipale ne sera réellement respectée que si chacun sait que les mêmes exigences s’appliquent à tous.
Rakoto




