Betroka: des tentatives de trafic de cannabis vers la capitale interceptées

Après l’interception, le week-end passé à Betroka, de 21 sacs de drogue sur un 4×4, cinquante autres sacs de cannabis pesant jusqu’à 364 kg viennent de nouveau d’être saisis dans la même localité avant-hier. Et encore une fois, cette marchandise était prévue d’être acheminée à Antananarivo.

Pour en revenir à la première saisie, c’est-à-dire les 21 sacs de drogue sur un 4×4, les trafiquants s’apprêtaient déjà à faire cap sur Antananarivo, quand les forces de l’ordre les ont interpellés et ce, suite à des informations fournies par des sources fiables. A noter que le caporal et son prétendu acolyte militaire interceptés avec les 21 sacs de drogue dans leur 4×4 en fin de semaine à Betroka reste introuvable. Les gendarmes accentuent les re­cherches.
Concernant la saisie d’une cinquantaine de sacs de drogues, la gendarmerie a signifié avoir intercepté la marchandise dans les bois à Maroraza, commune rurale de Tsaraitso, district de Betroka. Les enquêtes supposent par ailleurs que les stupéfiants proviendraient des collines lointaines d’Andriry et censés passer à Ilakaka pour être acheminés ensuite à Antananarivo.
Cela étant, personne n’a été arrêté au cours de cette saisie, vu qu’il n’y avait personne à l’endroit où a été placée la drogue. «En général, les trafiquants déposent les stupéfiants dans un coin discret dans la journée, histoire d’éviter de se faire remarquer. La nuit tombée, ils reviennent pour les récupérer et reprennent leur chemin avec», indique la gendarmerie de Betroka.

600 kg de drogue saisis à Antsohihy
Pas plus tard qu’avant-hier à Antsohihy, la gendarmerie de cette localité a elle aussi réussi un grand coup, en ayant saisi 600 kg de drogue répartis dans plusieurs sacs. Des villageois ont en fait signalé les forces de l’ordre après qu’ils ont aperçu plusieurs individus trans­por­tant de la drogue dans le village d’Ambario, commune rurale d’Antsahabe, district d’Antsohihy. Une équipe s’est ainsi mobilisée, prévoyant de surprendre les trafiquants dans un «kizo» (passage obligé). Sauf que les trafiquants ont vu venir les forces de l’ordre, et sans hésiter, ils ont pris la fuite tout en tirant sur les gendarmes et abandonnant sur place leur marchandise.

ATs.

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