Après dix ans d’absence, Nono a renoué avec son public et revisité ses tubes impérissables lors de son premier concert « Tamberina », hier après-midi au CCEsca Antanimena. Au terme de deux heures et demie de parenthèse musicale, le public en redemandait encore.
Le nombre de voitures garées aux abords du CCEsca donnait déjà un aperçu de l’attente suscitée par ce retour. A l’intérieur, l’ambiance confirmait l’engouement. Dans une tenue décontractée – jean délavé, t-shirt blanc et sweat à capuche rouge –, Nono est apparu sur scène légèrement stressé. Quelques minutes ont toutefois suffi pour qu’il prenne ses marques et retrouve son aisance.
Sans faire davantage patienter l’assistance, le chanteur a revisité ses plus beaux succès, de « Miaka-midina »
à « Foana », en passant par
« Fito Taona », repris à tue-tête par tout le public. La performance de Nono au saxophone sur les titres « Hoy Ianao » et « Hira Iray » a apporté une touche de douceur à cette rencontre. L’ambiance est devenue plus entraînante avec « Ankizy Milalao » et « Mbola Bedy Foana ». Le chanteur a ensuite enchaîné avec « Ialahy », un titre enregistré pour la dernière fois sur le plateau de la TVM avant qu’il ne disparaisse quelque peu des radars.
Très acclamé sur les titres « Io Fitiavana Io Ihany » et « Lasa Aho », Nono a finalement cédé aux demandes du public qui réclamait un rappel. Un moment qui est venu prolonger ces retrouvailles tant attendues.
Cet après-midi-là, trois choristes, deux claviers, une batterie, une basse et une guitare électrique l’accompagnaient sur scène. Tout au long du spectacle, Nono a échangé avec ses musiciens des regards complices et attentifs.
Dans la salle, chaque titre faisait ressurgir des bribes de souvenirs, des amours naissantes, des sentiments inavoués, de la nostalgie, des ruptures, mais surtout la vie et l’amour sous toutes leurs coutures. « On dirait qu’on a tous une chanson de Nono écrite pour nous », s’est enthousiasmé un fan.
Après cette première date à Antanimena, le prochain rendez-vous est fixé ce vendredi à 19 heures, sur la scène de l’Auditorium Havoria Anosy.
Joachin Michaël




